Rythmes scolaires : les maires demandent une réévaluation de l’aide aux communes

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L’Association des maires de France (AMF) a demandé jeudi une réévaluation du montant des sommes allouées par l’Etat pour financer la réforme des rythmes scolaires « au coût réel » de sa mise en oeuvre, selon elle au moins deux fois plus élevé.

« L’organisation de nouvelles activités périscolaires s’est traduite par de nouvelles charges importantes pour les communes et les intercommmunalités, notamment des frais supplémentaires de fonctionnement et de personnel », écrit l’AMF dans un communiqué, à quelques jours de la rentrée scolaire.

L’association, qui regroupe plus de 90% des maires, prend acte « de la transformation du fonds d’amorçage en un fonds de soutien pérenne à compter de la rentrée 2015 ». Mais « ce montant de 400 millions d’euros » n’est « pas à la hauteur des dépenses engagées par les communes et leurs groupements, estimé dans plusieurs études et rapports à plus de 1 milliard d’euros », écrit-elle.

L’AMF « renouvelle sa demande d’une compensation intégrale par l’Etat » des dépenses engagées.

« Dans un contexte de réduction drastique des dotations de l’Etat jusqu’en 2017 », « un nombre croissant de communes se trouve très fragilisé et susceptible de devoir malheureusement cesser la gratuité ou de prévoir une augmentation des tarifs des nouvelles activités périscolaires voire d’autres services publics à la population », mettent en garde les maires.

En novembre 2014, Manuel Valls avait annoncé lors du congrès de l’AMF que l’aide de l’Etat accompagnant les communes pour appliquer la réforme serait « pérennisée au delà de l’année 2015-2016 ». 400 millions d’euros étaient prévus à cette fin pour la rentrée 2015.

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