École saccagée à Melun: dix enfants identifiés, sept écopent d’une mesure éducative

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Dix enfants âgés de 8 à 14 ans ont été identifiés comme les auteurs du saccage d’une école maternelle début août à Melun (Seine-et-Marne) et sept d’entre eux vont être soumis à une mesure de réparation, alternative éducative aux poursuites, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.

Depuis le saccage de l’école maternelle des Mézereaux par un groupe d’enfants de 5 à 14 ans, le samedi 1er août, « 25 auditions ont été menées » par les enquêteurs du commissariat de Melun et « dix mineurs ont pu être identifiés comme des participants », a déclaré à l’AFP Daniel Atzenhoffer, procureur adjoint de la République de Melun, confirmant une information du journal Le Parisien.

« Dans le groupe de 25, certains sont juste entrés dans l’école et ont joué au ballon. Mais les autres ont renversé des pots de peinture, brisé des vitres, enlevé des extincteurs, cassé » avec « une volonté manifeste de dégrader », a-t-il poursuivi.

La plupart des jeunes ados incriminés, âgés de 8 à 14 ans, « ont reconnu leur participation » mais « sans réellement évoquer de mobile », a ajouté le magistrat, regrettant « un comportement irresponsable de gamins ».

Pour les trois plus jeunes, âgés de moins de 10 ans, le parquet a décidé de ne pas les poursuivre « faute de discernement ».

Les sept autres, plus âgés, vont faire l’objet d’une mesure éducative dite « de réparation », c’est à dire qu’ils seront reçus prochainement par un délégué du procureur avec leurs parents pour « être responsabilisés », a précisé M. Atzenhoffer.

« Ils vont devoir prendre conscience de leur infraction, de la gravité de leur acte. Si ce n’est pas le cas, ils pourraient être renvoyés devant un juge des enfants en vue de poursuites », a-t-il expliqué.

Les enfants avaient été interpellés par la police, prévenue par un riverain, peu après les faits près de l’école. Ils avaient ensuite été remis à leurs responsables légaux.

La mairie de Melun, qui a estimé les dégâts à près de 30.000 euros, a engagé d’importants travaux pour la remise en état de l’école avant la rentrée scolaire. Elle a également déposé plainte.

Selon le procureur, l’assurance de responsabilité civile contractée par les parents des mineurs incriminés pourrait couvrir les frais. La municipalité n’était pas en mesure de préciser mercredi si elle avait déjà touché de l’argent pour les réparations.

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