Le coût de la rentrée universitaire en baisse, les inégalités persistent, selon la Fage

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La rentrée universitaire devrait coûter moins cher en 2015 aux étudiants, notamment en raison de l’encadrement des frais d’agence, mais les inégalités entre les jeunes sont en progression, selon la Fédération des associations générales étudiantes (Fage).

« En septembre 2015, la rentrée étudiante coûtera en moyenne 2335.45 euros à un étudiant, soit 7% de moins qu’en 2014 », informe l’organisation étudiante dans son indicateur du coût de la rentrée étudiante diffusé lundi.

Principale explication de la baisse des dépenses de rentrée: l’encadrement des frais d’agence, désormais réglementés par la loi Alur (pour l’Accès au logement et un urbanisme rénové). Ils représenteront, selon la Fage, « une économie de 42.25% passant d’un coût moyen de 447.85 euros en 2014 à un coût moyen de 258.63 euros en 2015 ».

Le gel des frais d’inscription pour la rentrée universitaire 2015-2016 contribue également à la diminution du budget rentrée.

En revanche, « le coût de la vie (frais mensuels et récurrents) est en stagnation », note la Fage.

L’Unef, syndicat étudiant proche du PS, a publié vendredi sa propre enquête sur le coût de la rentrée. Elle en évalue la hausse à 1,1%, soit environ quatre fois l’inflation.

La Fage prend en compte dans son calcul les frais de la vie courante (loyer et charges, repas au restaurant universitaire, téléphonie/Internet, transports, loisirs, alimentation, vêtements etc), mais aussi les dépenses spécifiques de la rentrée (droits d’inscription, cotisation à la Sécurité sociale, complémentaire santé, frais d’agence, assurance logement…).

La fédération s’attarde sur le cas particulier des étudiants franciliens : s’ils ont toujours des dépenses plus élevées que les autres jeunes dans le reste du pays, cette tendance est « en recul » grâce à « l’encadrement des loyers expérimenté à Paris et à la mise en place de la tarification unique des transports en commun ».

Les inégalités continuent de s’accroître, avec par exemple l’augmentation « parfois exponentielle » des frais d’inscription dans certaines formations privées comme les grandes écoles et écoles d’ingénieurs : ainsi la prestigieuse Edhec a augmenté de 46% ses frais d’inscription depuis 2011, passant de 30.850 à 45.000 euros, et l’EM Lyon qui réclamait 31.100 euros en 2011 à ses étudiants et en demande désormais 39.500.

Enfin, selon l’organisation étudiante, les jeunes issus d’une catégorie socio-professionnelle populaire ont davantage tendance à exercer une activité rémunérée « sans lien avec leur domaine de formation, et dépassant souvent le mi-temps ».

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