Nouvelle plaque commémorative au camp de Brens (Tarn) pour honorer les déportées juives

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Une nouvelle plaque commémorative, voisine de la stèle du camp de concentration de Brens, dans le Tarn, a été inaugurée samedi à la mémoire des déportés juifs vers Auschwitz il y a 70 ans, selon les initiateurs du projet.

La nouvelle plaque jouxte la stèle datant de 1969 qui faisait référence au seul passé de 31 militantes antifascistes, sans spécifier qu’elles étaient juives, jamais revenues des camps de la mort construits en Pologne par les Allemands, ont-ils expliqué à l’AFP.

Ces femmes juives polonaises, allemandes et autrichiennes, « étaient des militantes politiques souvent des femmes communistes, trotskistes ou gaullistes mais ne mettaient pas en avant leur religion; pour elles ce n’était pas important », explique à l’AFP, Rémy Demonsant, un responsable de l’association à l’origine de l’initiative.

Il s’agit de l’Association pour perpétuer le souvenir des internées des camps de Brins et Rieucros (Lozère), deux camps de femmes.

« Nous avons aussi voulu rajouter qu’il y a eu d’autres déportations ultérieurement du camp de Brens, qui était devenu le seul camp de femmes de la zone sud », après la fermeture de Rieucros, a précisé ce responsable.

Selon M. Demonsant, le lieu était « devenu un camp de concentration dit répressif » où « 1.150 femmes et 48 enfants » voués à l’extermination ont séjourné.

Des personnes de 26 nationalités ont été détenues dans ces deux camps, précise de son côté le maire de Brens Michel Terral.

La plaque a été apposée en présence de M. Terral, de représentants de la ville voisine de Gaillac. Un mot de Philippe Allouche, directeur général de la Fondation pour la mémoire de la Shoah a également été lu durant la cérémonie qui a rassemblé plus d’une centaine de personnes.

Le camp de Brens, qui comptait vingt baraques, a été créé en 1939 sous le gouvernement de Vichy. Il a abrité toutes sortes de « réfugiés » européens avant de devenir en 1940 un « centre d’hébergement pour réfugiés juifs étrangers » et ensuite un camp de transit pour la mort.

Parmi les prisonnières célèbres qui ont survécu, la mère de Pierre Goldmann, demi-frère du chanteur Jean-Jacques Goldman et militant d’extrême gauche qui avait glissé dans le banditisme avant de mourir assassiné en 1979 à Paris.

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