Tchouri et Rosetta seront bientôt au plus près du Soleil

"Tchouri" sera ce jeudi au plus près du Soleil. L'occasion pour la sonde Rosetta, en orbite autour de la comète, d'attraper des particules organiques d'une grande importance pour les scientifiques.

Philae lander closing to the surface of a comet. Frame from the movie "Chasing A Comet – The Rosetta Mission". / Licence Creative Commons

Philae lander closing to the surface of a comet. Frame from the movie « Chasing A Comet – The Rosetta Mission ». / Licence Creative Commons

La comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko, et la sonde Rosetta, qui la suit à la trace depuis un an, se rapprochent du Soleil. Dans la nuit du mercredi 12 au jeudi 13 août, « Tchouri » atteindra le « périhélie » de sa trajectoire – le point de son orbite le plus proche du Soleil.

A la recherche de particules organiques

Le robot Philae étant de nouveau muet et ne communiquant plus avec l’Agence spatiale européenne (ESA) depuis le 9 juillet, Rosetta tentera seule de profiter des jets de gaz (démultipliés par l’effet de la chaleur), pour attraper des particules organiques laissées par la formation du système solaire, et piégées depuis 4,6 millions d’années dans la glace de la comète.

En effet, les comètes sont constituées d’un noyau composé de matériaux organiques, de roches et de glace. En s’approchant du Soleil, les glaces souterraines de Tchouri se transformeront en vapeur, déclenchant des tempêtes de gar et de poussières, et projetant des particules.

« Voir l’intérieur de la comète »

L’Agence spatiale européenne espère que le « cou de canard » de Tchouri (le noyau de la comète est composé de deux lobes séparés par un « cou », ce qui lui donne l’aspect d’un canard) se brisera, révélant la matière enfouie. « Voilà vraiment le Saint-Graal… pour voir l’intérieur de la comète ! », lance Mark McCaughrean, conseiller scientifique de l’ESA, à l’AFP.

Les chercheurs pourront aussi, grâce aux clichés pris par Rosetta, comparer l’aspect de Tchouri avant et après son périhélie. Combinées aux échantillons de gaz, ils pourraient obtenir de nouvelles informations sur la composition de la comète et sur son cycle.

Pour les scientifiques, connaître la composition de Tchouri, notamment des particules organiques qui se trouvent à sa surface, pourrait permettre de remonter au début de la formation du système solaire et de retracer les origines de la vie sur Terre.

Source(s) :
  • AFP

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