Bacheliers sans affectation : chaque cas « sera traité d’ici à la rentrée » 2015

Thierry Mandon, le secrétaire d’État à la Recherche et à l’Enseignement supérieur, a promis que chaque cas de bachelier sans affectation pour la rentrée 2015 sera traité individuellement.

étudiante

© WavebreakmediaMicro – Fotolia

A quelques semaines de la rentrée 2015, entre 10 000 et 15 000 bacheliers n’ont pas encore d’affectation dans l’enseignement supérieur, selon le secrétaire d’État à la Recherche et à l’Enseignement supérieur Thierry Mandon.

30 000 à 50 000 étudiants supplémentaires chaque année

Dans les Echos mardi, Thierry Mandon a toutefois promis que « chaque cas individuel sera traité d’ici à la rentrée ». Si le problème « existe depuis deux ou trois ans », il tendrait à se développer. En effet, « chaque année, les facultés accueillent entre 30 000 et 50 000 étudiants supplémentaires », a souligné Thierry Mandon.

Selon le syndicat étudiant Unef, le phénomène serait également dû à la baisse des capacités d’accueil des universités, qui refuseraient ainsi des étudiants par manque de place.

Sélection ou tirage au sort

Car malgré une inscription sur la plate-forme Admission post bac (APB), qui centralise les candidatures dans la quasi-totalité des formations universitaires, ces nouveaux bacheliers n’ont été acceptés dans aucune des formations choisies. L’Unef dénonce d’ailleurs les pratiques pratiquées par certains établissements, qu’elle juge illégales. « Sur la base des informations mises en ligne par les bacheliers sur APB, les universités choisissent les meilleurs élèves et délaissent les autres », a ainsi affirmé William Martinet, président de l’Unef, cité par les Echos.

Dans Rue89, l’académie de Lyon assure qu’il n’y a pas de sélection des candidats à l’entrée des formations universitaires. « Certaines licences ont des capacités d’accueil limitée, c’est-à-dire que le nombre de candidatures est supérieur au nombre de places vacantes. Dans ce cas, un tri aléatoire est effectué de manière uniforme par APB », a-t-on expliqué, en reconnaissant toutefois que « ce tri s’effectue prioritairement entre les candidats qui résident dans l’académie ou y passent leur baccalauréat et en fonction de l’ordre des vœux formulés ».

Revoir le financement des universités

Pour Thierry Mandon, il s’agit avant tout d’un problème budgétaire. « Pour la rentrée 2016, les choses iront. Mais à l’évidence il faudra augmenter les moyens consacrés à l’enseignement supérieur« , a-t-il déclaré. Mais pas question d’augmenter les frais d’inscription, comme l’avait récemment suggéré un rapport des inspections. « L’Etat va devoir augmenter ses dotations », a estimé Thierry Mandon.

Partagez votre avis

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée .

Captcha *

Modération par la rédaction de VousNousIls. Conformément à la loi relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données vous concernant. Pour exercer ce droit adressez-vous à CASDEN Banque Populaire, VousNousIls.fr, 91 Cours des roches, Noisiel, 77424 Marne La Vallée Cedex 2.

Recherche dans les archives

Vous