Sciences Po: renvoi de Casanova (FNSP) devant la Cour de discipline budgétaire et financière

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Le président de la Fondation nationale des sciences politiques (FNSP), Jean-Claude Casanova, est renvoyé devant la Cour de discipline budgétaire et financière (CDBF) dans l’affaire des salaires de Sciences Po, a-t-on appris vendredi de sources concordantes.

Le secrétariat général de la CDBF, une juridiction administrative associée à la Cour des comptes, a indiqué à l’AFP « avoir reçu une décision de renvoi qui concerne M. Casanova et M. Aurélien Krejbich », directeur des ressources humaines de l’Institut d’études politiques.

« L’audience se déroulera d’ici la fin de l’année », a précisé le secrétariat général, qui a confirmé une information du Monde.

La Cour des comptes avait saisi jeudi la CDBF fin 2012 après avoir relevé « des irrégularités récurrentes dans la gestion » de Sciences Po entre 2005 et 2010, sous la direction de Richard Descoings, décédé brutalement en avril 2012 à New York.

Elle avait notamment pointé un système de rémunération du directeur de Sciences Po « hors de proportion » avec des établissements comparables – le salaire de Richard Descoings avait culminé à 537.247 euros en 2010 – et une rémunération opaque des cadres dirigeants.

La moitié du budget de l’école provient du budget de l’Etat.

« Je suis content que cette affaire se dénoue avant mon départ de la fondation », a déclaré à l’AFP M. Casanova, qui doit terminer son mandat en janvier ou février 2016.

« On me reproche de n’avoir pas fait délibérer le conseil d’administration » sur le salaire de M. Descoings, a-t-il poursuivi.

« Tout est un problème d’interprétation des règles de fonctionnement. Je me suis comporté comme mes prédécesseurs. La fondation fonctionnait de cette manière », s’est-il justifié.

La CDBF peut prononcer des amendes et ses décisions sont publiées au Journal officiel.

Cette affaire avait provoqué une crise à Sciences Po sur la succession de M. Descoings. La ministre de l’Enseignement supérieur, Geneviève Fioraso, avait refusé d’avaliser la nomination de l’administrateur provisoire Hervé Crès, et ce n’est qu’en mars 2013, soit un an après le décès de M. Descoings, que Frédéric Mion avait été nommé officiellement à la tête de l’école.

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