Bientôt une école de gendarmerie sur la BA 102 dissoute en Côte-d’Or

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L’implantation d’une école de gendarmerie sur le site de la base aérienne (BA) 102 de Dijon-Longvic, en cours de dissolution, a été annoncée vendredi à l’occasion d’une visite du ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve.

Celui-ci a rappelé que « la moitié des écoles de gendarmerie » avaient été supprimées ces dernières années dans le cadre de la révision générale des politiques publiques.

Or, « 500 postes par an sont créés dans les forces de sécurité, dont la moitié dans la gendarmerie, et nous avons décidé, au lendemain des attentats de janvier, d’augmenter encore la capacité des forces de sécurité par la création de 1.500 emplois au sein des services de renseignement, à la direction générale de la sécurité intérieure, mais pas seulement, également le service de renseignement territorial avec 500 postes supplémentaires, dont un certain nombre créés dans la gendarmerie », a souligné M. Cazeneuve.

Cette école de sous-officiers formera ainsi 600 élèves par an et emploiera 200 personnels permanents. Les premiers élèves gendarmes pourraient être accueillis sur le site dès la rentrée 2016, selon le général Carillon, sous-directeur de l’immobilier et du logement de la gendarmerie nationale.

Annoncée dès octobre 2013 dans le cadre de la Loi de programmation militaire, la fermeture de la BA 102 va se traduire par le transfert du commandement des forces aériennes vers la BA 106 de Bordeaux-Mérignac, de l’escadron de formation des commandos de l’air vers la BA 115 d’Orange-Caritat et de l’escadron de transport vers la BA 106 et la BA 107 de Vélizy-Villacoublay.

Le départ de 600 militaires est prévu dès cet été, 600 autres suivront à l’été 2016, a précisé le commandant de la base, le colonel Pierre Réal.

Le ministre du Travail et ancien maire PS de Dijon, François Rebsamen, s’est félicité de cette « solution pérenne pour revitaliser le site ». « D’autres annonces viendront », a-t-il promis.

Plus tôt dans la matinée, M. Cazeneuve a visité un centre d’accueil pour demandeurs d’asile ouvert en février à Pouilly-en-Auxois (Côte-d’Or) pour désengorger Calais.

Souhaitant « améliorer les conditions d’accueil » des migrants en France, le ministre a rappelé la création de près de 11.000 places d’hébergement, dont 4.000 à destination des demandeurs d’asile afin qu’ils soient accueillis dans de petites structures à l’image du centre de Pouilly, où 60 adultes isolés sont actuellement hébergés.

Il a également rappelé la future mise en place de titres de séjour pluriannuels, d’une durée de deux à quatre ans au lieu d’un actuellement, « en contrepartie de contrôles », mesure phare de son projet de loi sur le droit des étrangers dont l’examen en première lecture commence lundi à l’Assemblée nationale.

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