Priorité jeunesse: trois ans après, des associations disent leur déception

logo AFP

« Trois ans ont passé et la situation des jeunes est loin de s’être améliorée »: le collectif d’associations « Pour un Big Bang des politiques jeunesse » dresse un bilan décevant pour l’anniversaire du plan priorité jeunesse lancé par François Hollande en 2012.

« Le plan était pourtant ambitieux », explique, dans son rapport diffusé mercredi, le collectif qui avait rencontré le candidat Hollande afin de discuter des objectifs de son quinquennat en matière de politique à destination des jeunes.

Parmi les 85 signataires de l’appel de 2012, plusieurs associations comme la Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale (Fnars), le Comité pour les relations nationales et internationales des associations de jeunesse et d’éducation populaire (Cnajep), la Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC) ou le Forum français de la jeunesse (FFJ) ont relancé le collectif pour pointer les dysfonctionnements, insatisfactions, et donner des recommandations pour les deux dernières années du mandat, à la veille du comité interministériel de la jeunesse de vendredi.

Accès à la santé, au logement, à l’emploi, accompagnement à la mobilité, droit à l’éducation et à la formation, le rapport salue parfois, étrille souvent l’action du gouvernement et consacre tout un chapitre à la garantie jeunes.

« L’engagement phare de +faire que les jeunes vivent mieux en 2017 qu’en 2012+, risque fort de ne pas être tenu », insiste ainsi le collectif, soulignant que « l’application opérationnelle de ces ambitions s’est montrée décevante ».

La « garantie jeunes » offre à des personnes de 18-25 ans sans emploi ni formation (les Neet: not in employment, education or training) un accompagnement renforcé vers l’emploi, des périodes en entreprise et une allocation mensuelle de 450 euros. La durée d’un an peut être prolongée de six mois au cas par cas.

Qualifiée « d’avancée insuffisante car elle laissera sur le bord de la route nombre de jeunes dont la situation se dégrade », la garantie jeunes « n’est actuellement pas un droit », rappelle le collectif qui réclame sa généralisation à tous ceux qui répondraient aux conditions d’accès.

Tous droits de reproduction et de représentation réservés. ©2014 Agence France-Presse
Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos AFP) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l’AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l’accord préalable écrit de l’AFP. L’AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Recherche dans les archives

Vous