Sursis pour le stagiaire qui voulait calmer le chahut d’écoliers avec un couteau

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Un aide-éducateur stagiaire de 20 ans qui avait poursuivi des élèves avec un couteau pour calmer le chahut, lundi dans une école privée de l’Isère, a été condamné jeudi à 18 mois de prison avec sursis.

Le jeune homme dont une expertise psychiatrique avait mis en évidence une altération du discernement au moment des faits, était jugé en comparution immédiate et s’est également vu notifier une interdiction de se rendre sur la commune de Champier, où il travaillait, et d’exercer un travail en lien avec des enfants pendant cinq ans.

Une obligation de soins a également été prononcée. Le parquet avait requis 12 mois de prison dont huit mois sursis, a précisé le procureur de la République à Vienne, Matthieu Bourrette.

Lundi matin, le jeune homme débutait son stage à l’école privée de Champier dans une classe de 24 élèves de CE2, CM1 et CM2. Durant la récréation, l’enseignante a dû s’absenter pour « un problème administratif urgent », selon le parquet.

Laissé seul en classe avec les enfants, alors que sa convention de stage l’interdit, il est vite débordé par le chahut. Il commence par crier, « menace les enfants de les pendre aux arbres » puis « brandit un couteau de cuisine de 20 cm pour demander le silence ».

« Il va s’approcher d’une petite fille en tenant le couteau près de son coeur et courser trois élèves dans la classe avec le couteau », a détaillé M. Bourrette. Les 24 élèves ont tous été « terrorisés » et « extrêmement choqués », certains se voyant prescrire des ITT psychologiques.

Lorsque la directrice de l’école, en arrêt maladie, apprend les faits par les parents, elle demande à l’enseignante de renvoyer le stagiaire, mais celle-ci ne prévient pas les gendarmes qui le seront par les parents dans l’après-midi, ce qu’a déploré le parquet.

La douzaine de parents qui s’étaient portés partie civile dans ce dossier ont été « profondément déçus de la réponse pénale » et ont fait part de leur « frustration », a indiqué à l’AFP leur avocate, Me Kelly Monteiro. « Les faits ont été reconnus par mon client qui a un parcours personnel compliqué. Une expertise a mis en lumière une altération de son discernement », a fait valoir le conseil du prévenu, Me Jean-Philippe Vallon.

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