Gironde: un professeur bousculé et humilié par des élèves, qui l’ont filmé

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Trois élèves d’un lycée de Bègles, en banlieue de Bordeaux, ont été exclus définitivement de l’établissement la semaine dernière après avoir moqué et bousculé un enseignant malentendant, une agression qu’un quatrième élève avait filmée avec son téléphone, a-t-on appris mercredi de sources concordantes.

Une plainte a été déposée par le professeur à la suite de l’agression, survenue en classe et dont la vidéo avait été postée sur les réseaux sociaux. C’est un parent d’élève qui a donné l’alerte après avoir visionné la scène, lui-même sans doute prévenu par un élève.

Les quatre élèves concernés ont d’abord été exclus à titre conservatoire, après un certain temps, l’enseignant n’ayant initialement pas spontanément signalé l’incident. Puis un conseil de discipline, tenu la semaine dernière, a prononcé l’exclusion définitive de trois élèves et l’exclusion définitive avec sursis pour un quatrième, a précisé la direction de l’établissement.

L’incident est survenu voici quelques semaines en classe de seconde du Lycée professionnel Emile-Combes, lors d’une « sorte de charivari » (chahut) de fin d’année, qui s’est avéré « dégradant » pour l’enseignant. « Un événement grave, des faits lamentables », a commenté à l’AFP le proviseur par intérim, Jean-Jacques Laisné.

L’enseignant, stagiaire d’une trentaine d’années et qui souffre d’un handicap auditif, a été pris à partie par un groupe d’élèves, qui l’ont entouré, moqué, un peu bousculé et donné de petites tapes sur le cou. Pendant ce temps, un autre au moins, sans doute davantage, filmait la scène avec son téléphone, a déclaré le proviseur.

Le professeur « n’a pas été frappé, on ne peut pas parler de coups, et la plainte ne porte pas là-dessus », a souligné M. Laisné, à propos de la plainte déposée par l’enseignant, accompagné dans cette démarche par l’établissement.

Selon le journal Sud Ouest, qui a révélé l’incident, un enseignant a qualifié d' »insoutenables » les images de l’humiliation du professeur. Choqués d’avoir vu des élèves concernés au lycée les jours suivant les faits, des enseignants avaient exercé leur droit de retrait, selon la même source.

L’incident est survenu dans un lycée d’environ 450 élèves, qui par ailleurs a connu des « tensions ces derniers mois, en cours de règlement », entre administration et personnel enseignant sur des problèmes d’organisation. M. Laisné assume la direction depuis 15 jours – après l’incident – à la suite d’un arrêt-maladie du proviseur.

La plupart des cours ont cessé en cette fin juin au lycée, qui accueille des examens, d’autres élèves se trouvant en stage.

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