Rythmes scolaires: études à la rentrée sur l’impact de la réforme sur les apprentissages

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Deux études seront lancées à la rentrée 2015 pour évaluer l’impact de la réforme des rythmes scolaires sur les apprentissages et les résultats des élèves, selon un bilan d’étape diffusé lundi par le ministère de l’Education nationale.

La première portera sur un panel de 15.000 élèves dans près de 4.000 écoles, entrés au CP en 2011, « en intégrant des évaluations cognitives en français et en mathématiques en fin de CM2 et un questionnaire adressé aux familles, aux maîtres, aux élèves portant sur les manières d’apprendre ou de faire classe ».

La deuxième, « sur un échantillon de 5.000 élèves répartis sur cinq villes ou territoires », devra déterminer « si la différence d’organisation dans les rythmes a eu un impact sur les apprentissages ».

La question de la fatigue de l’enfant fera également l’objet d’une « recherche » à partir de l’année scolaire 2015-2016 « dans un échantillon d’écoles d’une académie » afin de comparer les rythmes de vie des enfants fréquentant des établissements « dont les emplois du temps journaliers et hebdomadaires diffèrent ». Les écoles et classes évaluées seront sélectionnées à la rentrée.

Pour la rentrée 2015, « une attention renouvelée à la maternelle » est demandée, avec des instructions pour accorder « une attention particulière au risque de fatigue des enfants et aux conditions dans lesquelles est organisée la sieste, afin que les besoins de repos des enfants soient pris en compte », précise le ministère.

Dès vendredi, les familles pourront, comme l’année dernière, connaître l’organisation des rythmes de l’école de leur enfant en se connectant sur le site éducation.gouv.fr/5matinées .

Selon le document, les organisations du temps scolaire évolueront peu en septembre par rapport à 2014. La réforme a étalé les 24 heures de classe hebdomadaires, avec le rétablissement de la cinquième matinée de classe supprimée en 2008, et des après-midi de classe raccourcies, pour mieux faire coïncider les temps d’apprentissage avec les pics de vigilances des écoliers.

Corollaire de la réforme, des activités périscolaires ont été créées, à la charge des communes, gratuites ou payantes selon les lieux.

Le choix dérogatoire d’une cinquième matinée de cours le samedi matin est de plus en plus marginal (2,3% des écoles contre 2,5% l’an dernier).

A la rentrée 2015, 86% des emplois du temps respecteront la mouture initiale de la réforme (décret Peillon). Il n’y aura pas de ruée sur les organisations expérimentales (décret Hamon), qui progressent d’un point à 14%, et qui permettent soit de concentrer les activités périscolaires sur un seul après-midi sans classe, soit, plus rarement, d’alléger un peu le temps de classe hebdomadaire en compensant avec des vacances raccourcies.

Parmi les emplois du temps qui concentrent le périscolaire sur un après-midi, la moitié le feront le vendredi à la prochaine rentrée, soit une baisse de 6 points en un an. Ce scénario, qui entraîne un week-end de deux jours et demi, avait été très critiqué, considéré comme une coupure trop longue pour les apprentissages.

La réforme des rythmes est facultative pour le privé, mais la proportion d’écoles qui l’adoptent va crescendo: 15% des écoles sous contrat en 2014-2015, au lieu de 5% l’année précédente.

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