Moselle: des enseignants d’un collège suspendent leur grève de la faim le temps d’une médiation

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Cinq enseignants du collège de Falck (Moselle), en grève de la faim depuis lundi pour réclamer le départ de la directrice de l’établissement, ont annoncé jeudi qu’ils suspendaient leur action pour ne pas troubler des négociations avec le rectorat.

« Nous suspendons notre grève de la faim » pour permettre la bonne tenue des auditions du comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) prévu vendredi, a déclaré à l’AFP Dominique Hoffmann, un professeur d’EPS du collège faisant partie des grévistes.

« Mais notre détermination reste intacte: si nous n’obtenons pas ce que nous voulons, nous n’excluons pas de reprendre notre grève », a prévenu M. Hoffmann.

Les enseignants-grévistes qui ont continué à assurer leurs cours pendant leur action pour « ne pas pénaliser » les élèves, font partie d’un collectif d’une quinzaine de professeurs, sur les 24 du collège, qui réclament le départ de la principale.

Ils sont appuyés par le syndicat SNES-FSU ainsi que par de nombreux parents d’élèves, qui se sont également plaints d’un « manque de respect » de la part de la responsable de l’établissement. Mercredi soir un rassemblement de soutien organisé devant le collège a réuni quelque 300 personnes, selon le Républicain Lorrain.

Selon M. Hoffmann, le climat au collège se serait considérablement « dégradé » depuis l’arrivée de la nouvelle directrice en septembre dernier: une partie du personnel souffrirait d’un « dénigrement systématique » de sa part, voire de « harcèlement quotidien » pour certains de ses proches collaborateurs.

Toutefois « il n’y a pas de faute professionnelle avérée » de la part de la directrice, les faits qui lui sont reprochés n’étant « pas forcément très précis » mais plutôt de l’ordre du « ressenti », avait déclaré mardi à l’AFP Sylvie Thirard, secrétaire générale de l’académie de Nancy-Metz.

Le rectorat tente actuellement d’opérer une médiation pour « renouer le dialogue » entre les deux parties, car « il y a de la souffrance des deux côtés », avait encore estimé Mme Thirard.

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