Commerce/ingénieurs: les jeunes diplômés ne connaissent pas la crise

logo AFP

Embauche, hausse de salaires: les jeunes diplômés des écoles de commerce ou d’ingénieurs s’en sortent toujours aussi bien à la fin de leurs études, bien que le CDI ne soit pas toujours la règle, selon une étude de la CGE publiée mardi.

Alors que le chômage des jeunes de moins de 25 ans s’élevait fin 2014 à 24% selon l’Insee, « plus de huit diplômés sur dix » des grandes écoles « ont un emploi moins de six mois après leur sortie d’école », un pourcentage assez proche de celui obtenu en 2014, relève la dernière enquête de la Conférence des grandes écoles (CGE).

Des résultats qui semblent plutôt encourageants même s’ils sont encore loin de ceux obtenus en 2008, avant la crise financière, marquée par « un sommet jamais atteint depuis ».

A titre d’exemple, l’étude note que « trois à six mois après leur sortie de l’école, 15% des diplômés sont à la recherche d’un emploi contre moins de 10% en 2008 ».

Pour le Délégué général de la CGE, et ancien directeur de l’ENSTA Bretagne, Francis Jouanjean, les résultats de l’enquête montrent « une grande stabilité par rapport à l’an passé » mais « à l’image de l’économie, on est dans une phase de rebond », notamment pour la hausse de salaires et la baisse des délais d’embauche, s’enthousiasme-t-il.

Longtemps inégales, les rémunérations des managers et des ingénieurs se rejoignent désormais atteignant environ 33.000 euros (brut annuel hors primes) pour chacune de ces catégories.

L’enquête révèle aussi que l’écart de salaires entre hommes et femmes tend légèrement à diminuer. Mais pas de quoi s’extasier: une femme manager gagne 35.277 euros contre 39.712 euros pour un homme, à compétences et poste égal, et ce en dépit d’une « féminisation régulière des effectifs des écoles » (35% de femmes en 2011 contre près de 37% en 2014).

La part d’embauche en CDI tend à diminuer à la marge (73,8% en 2015 contre 76,3% l’an passé), selon l’enquête. « Si près de trois diplômés sur quatre des grandes écoles sont embauchés » en CDI, les autres se dirigent pour beaucoup vers du volontariat ou des contrats à durée déterminée le temps de boucler un projet.

Concernant les étudiants d’université, une étude du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche publiée en janvier montrait que neuf diplômés sur dix de masters, d’une licence professionnelle ou d’un diplôme universitaire technologique sortis en 2011 occupaient un emploi deux ans et demi après la fin de leurs études.

La différence, relève Francis Jouanjean c’est la durée pour l’embauche: « Ce qu’une grande école fait en huit à douze mois, une université le fait en 30 ».

Près de 53.000 élèves de 173 écoles de management et d’ingénieurs, membres de la CGE, ont répondu à cette étude réalisée entre janvier et mars, soit entre 0 et 6 mois après la sortie d’école.

Tous droits de reproduction et de représentation réservés. ©2014 Agence France-Presse
Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos AFP) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l’AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l’accord préalable écrit de l’AFP. L’AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Recherche dans les archives

Vous