3 millions d’euros pour que les collégiens du « 93 » partent eux aussi en voyage de classe

logo AFP

La fondation d’entreprise de BNPParibas a annoncé mardi débloquer trois millions d’euros sur trois ans pour un programme qui permet à des dizaines de milliers de collégiens de Seine-Saint-Denis de partir en voyage de classe, malgré leurs difficultés économiques.

Ce programme, baptisé Odyssée Jeunes et lancé en 2009 par la fondation et le Conseil départemental, avec la participation de l’Education nationale, a déjà permis à 35.500 collégiens de partir en voyage dans 34 pays.

Avant, « il n’y avait pas beaucoup de voyages pédagogiques en Seine-Saint-Denis », car les familles ne pouvaient pas toujours y contribuer financièrement, a expliqué à l’AFP Jean-Jacques Goron, le délégué général de la fondation.

De nombreux enfants « ne connaissent que leur quartier » et les voyages scolaires leur permettent de « voir le monde, d’être ensemble, d’avoir aussi un autre regard sur les professeurs » qui les accompagnent, a-t-il relevé.

Parmi les voyages que le programme a pu financer figure un échange à Taïwan au cours duquel de « vraies relations de camaraderie » se sont nouées, ou une visite du mémorial du camp de concentration de Sachsenhausen près de Berlin, se remémore M. Goron.

Ce programme « contribue à la lutte contre les inégalités. Il n’y aucune raison que les enfants de Seine-Saint-Denis n’aient pas droit aux loisirs, à la culture et aux langues étrangères », a souligné Stéphane Troussel, président PS du département.

En moyenne, la participation à un voyage scolaire financé par Odyssée Jeunes revient à 126 euros par famille, contre 329 euros sans subvention.

Au collège Gustave-Courbet de Romainville, Carine Delabre, prof de SVT, et Yann Quénébré, prof d’anglais, ont ainsi organisé un voyage en Islande pour une classe de 4e, qui a travaillé toute l’année sur la culture de ce pays en amont.

Clairement, ce type de voyage n’aurait pas pu être organisé sans cette aide financière étant donné « le contexte socio-économique », alors que ce projet « limite le décrochage scolaire et améliore la cohésion dans la classe », a témoigné Mme Delabre.

Tous droits de reproduction et de représentation réservés. ©2014 Agence France-Presse
Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos AFP) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l’AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l’accord préalable écrit de l’AFP. L’AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Recherche dans les archives

Vous