Hamon regrette que la réforme de l’évaluation ait été retardée

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L’ancien ministre de l’Education Benoît Hamon, qui avait lancé le chantier de l’évaluation des élèves lors de son bref passage rue de Grenelle, a regretté vendredi le report de cette réforme.

Il a déploré qu' »on ait décidé de prendre du temps et que la question de la réforme de l’évaluation, qui forcément posera la question du Diplôme national du brevet comme du bac, soit reportée à plus tard », a-t-il dit vendredi, en ouverture d’un colloque organisé par le Mouvement contre la constante macabre (MCLCM).

Cette organisation, fondée par le professeur André Antibi, lutte contre un phénomène conduisant des enseignants à mettre d’office, inconsciemment, un pourcentage de mauvaises notes pour se sentir crédibles.

Le débat sur l’évaluation, qui a donné lieu à une conférence nationale en décembre et à un rapport, « a souffert du contexte des attentats en début d’année », a estimé le député des Yvelines. « Il y avait une demande d’ordre, et donc la question de la bienveillance dans l’évaluation n’était peut-être pas opportune à ce moment-là ».

« Ce n’est pas la ministre qui a flanché sur ce sujet, mais il est clair qu’elle n’a pas été invitée à poursuivre trop vite », a-t-il jugé.

Najat Vallaud-Belkacem avait indiqué en février qu’elle ne retiendrait pas la recommandation de la Conférence nationale sur l’évaluation des élèves consistant à supprimer les notes jusqu’en sixième. Elle avait renvoyé à avril pour d’autres arbitrages, date depuis repoussée à plusieurs reprises.

« Nous n’avons pas du tout abandonné le travail sur la construction d’une véritable politique de l’évaluation », a affirmé Florence Robine, directrice à la Direction générale de l’enseignement scolaire.

« Je confirme qu’elle se mettra en oeuvre dès l’année prochaine dans sa construction, avec de la formation et de l’accompagnement des enseignants, de la maternelle au collège dans le cadre des nouveaux programmes et la mise en place des cycles (applicables à la rentrée 2016, ndlr), qui nous obligent à l’évidence à une autre forme d’évaluation », a-t-elle déclaré.

« Nous souhaitons voir une évaluation beaucoup plus progressive, qui ne soit pas binaire – tout ou rien, c’est validé, c’est pas validé – et qui mette vraiment l’accent de façon très claire sur le contrat passé entre l’école, la famille et l’élève », a ajouté la numéro deux du ministère de l’Education. « Evidemment, cela doit se concrétiser par une évolution du diplôme national du brevet ».

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