Réforme du collège: une seconde grève jeudi

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La plupart des syndicats hostiles à la réforme du collège appellent à une seconde grève jeudi, un mouvement maintenu après une réunion au ministère où ils ont refusé de discuter des textes d’application.

Ces organisations syndicales « ont rappelé » lors d’une réunion au ministère « leur opposition à la réforme, leur demande d’abrogation du décret et de l’arrêté, leur refus de toute négociation sur des textes d’application et leur exigence de nouveaux textes réglementaires intégrant les demandes des personnels », ont indiqué dans un communiqué les Snes-FSU, Snep-FSU (enseignement professionnel), FO, CGT et Sud, qui ont quitté la réunion avant la fin. Le Snalc, également opposé à la réforme, avait refusé l’invitation.

« Sans répondre aux véritables besoins du collège », la réforme ne ferait « qu’engendrer davantage d’inégalités entre les élèves, aggraver les conditions de travail des personnels, mettre en concurrence personnels, disciplines et établissements », affirme l’intersyndicale.

Mardi, la ministre de l’Education nationale Najat Vallaud-Belkacem avait précisé à l’Assemblée que cette réunion était destinée à « parler des textes d’application de la réforme qui permettront à cette dernière d’entrer en vigueur dans les meilleures conditions possibles, notamment en accompagnant et en formant les enseignants ».

L’intersyndicale maintient son appel à la grève jeudi. Des rassemblements sont prévus en province et à Paris. Dans la capitale, une manifestation régionale partira à 13H30 de Port-Royal.

Le Snalc (5,5% des voix aux élections professionnelles) ne participera à ce mouvement, considérant que « la majorité des collègues ne désiraient pas faire grève le 11 juin ». En revanche, il appelle à la grève pendant les écrits du brevet et les corrections.

Le « bloc des anti est assez fissuré », estime Christian Chevalier, secrétaire général du Se-Unsa, un des deux syndicats favorables à la réforme. Selon lui, la grève « sera encore moins suivie que la précédente. Les collègues qui ont perdu une journée de salaire n’ont pas forcément envie d’en perdre une seconde ».

Une première grève avait eu lieu le 19 mai, à l’appel d’organisations qui ont recueilli 80% des voix aux élections syndicales dans l’éducation en décembre. Elle avait été suivie par 27,61% des enseignants des collèges publics selon le ministère, le double selon le Snes-FSU, premier syndicat du secondaire.

Dès le lendemain, le gouvernement a publié au Journal officiel les textes qui concrétisent cette réforme prévue pour la rentrée 2016, une décision qualifiée de « passage en force » par ses opposants.

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