Réforme de Polytechnique : Bayrou indigné qu’on « veuille détruire ce qui marche »

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François Bayrou, président du MoDem et ancien ministre de l’Éducation, s’est indigné samedi de la réforme annoncée de l’École polytechnique, y voyant une « obsession comme pour le collège, de détruire ce qui marche ».

Le maire de Pau s’est dit auprès de l’AFP « stupéfait par l’annonce du gouvernement, aboutissant à la quasi suppression de l’École polytechnique, dans sa forme actuelle, qui dure depuis sa fondation deux fois séculaire ».

« Tout cela annoncé de but en blanc, dans le même esprit que pour la réforme du collège, c’est-à-dire en prenant la société française par surprise », a déploré l’ex-candidat à l’Elysée.

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a lancé samedi la réforme de la prestigieuse Ecole, lui demandant de diversifier son recrutement et de s’ouvrir plus à l’international.

« Cette volonté d’en finir avec la tradition la plus respectable d’un certain élitisme républicain tourne pour le gouvernement à l’obsession », selon François Bayrou.

« L’idée qu’il faudrait tourner la page de l’École polytechnique est pour moi attentatoire à une certaine idée de l’ascenseur social et de la légitime fierté d’une grande tradition nationale. Pourquoi toujours vouloir détruire les seules choses qui marchent ? »

« L’idée qu’une tradition aussi honorée est respectée (que l’on songe au défilé du 14 juillet) va être mise à bas simplement par un choix de la pensée unique est pour moi profondément blessant », juge-t-il.

Une insuffisante diversité sociale à Polytechnique est à ses yeux « la conséquence des années précédentes, lycée, collège, primaire ».

Il refuse aussi « l’idée que pour être moderne, il faut être sur le modèle américain », alors que l’X, « en promouvant l’ingénieur et en lui faisant rencontrer la tradition militaire, a donné à la France parmi ses meilleurs cadres ».

« Comme pour la réforme du collège, il faut que tous ceux qui pensant que nous avons à défendre et non à détruire ce qui marche, disent leur refus tranquille mais déterminé qu’ils opposeront à ces dérives », a conclu François Bayrou.

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