Liliana Moyano, nouvelle présidente de la FCPE

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La FCPE, première fédération de parents d’élèves, s’est choisi samedi une nouvelle présidente, Liliana Moyano, en remplacement de Paul Raoult, désavoué lors de son récent congrès sur fond de réforme controversée du collège, a-t-on appris auprès de la fédération.

Le départ inattendu de M. Raoult, qui présidait la FCPE depuis deux ans, a été attribué en interne à une « crise d’organisation » et à un « manque de démocratie », mais vu à droite comme un « revers cinglant » pour la réforme du collège menée par la ministre Najat Vallaud-Belkacem et soutenue par la fédération, classée à gauche.

Cette réforme, la FCPE « l’a portée, l’a construite et nous sommes toujours d’accord sur l’essentiel », a déclaré à la presse après son élection Mme Moyano, marionnettiste de 50 ans résidant dans les Ardennes, mère de deux garçons de 16 et 18 ans. Elle était jusqu’à samedi trésorière nationale de la FCPE et l’a emporté face à trois autres candidats.

Seulement, selon elle, il y a dans cette réforme « des points qui doivent évoluer » et il faut s’assurer que les moyens dont elle sera dotée seront à la hauteur de ses ambitions, celle notamment de favoriser la mixité sociale.

« Nous allons redoubler d’explications, d’échanges… », dit-elle, en s’affirmant à « l’écoute ».

Réunis en congrès fin mai à Reims, les délégués de la FCPE n’avaient pas reconduit dans ses fonctions d’administrateur Paul Raoult et avaient rejeté son rapport d’activité.

Ce vote s’explique avant tout par « une crise d’organisation interne », avait affirmé Paul Raoult, en dénonçant l' »instrumentalisation » établissant un lien avec le soutien de sa fédération à la réforme du collège. Il en avait voulu pour preuve « la standing ovation réservée » à Najat Vallaud-Belkacem lors du congrès.

La FCPE « continuera, pour la réussite de tous les élèves, à défendre la réforme du collège, qui devra être abondée en moyens suffisants pour répondre aux exigences des parents d’élèves », avait d’ailleurs assuré la fédération juste après dans un communiqué.

La lecture était très différente dans l’opposition, où la sénatrice UMP (parti rebaptisé depuis Les Républicains) Catherine Troendle avait parlé de « revers cinglant de l’équipe nationale de la FCPE » et de « sanction sévère » des « soutiens inconditionnels » de la réforme.

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