Bourse au mérite divisée par deux: « un mauvais symbole » selon Le Roux

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Le chef de file des députés socialistes, Bruno Le Roux, a jugé mardi que la division par deux de la bourse au mérite constituait « un mauvais symbole » et a appelé à une réflexion avec le gouvernement sur ce sujet.

Les futurs bénéficiaires de la bourse au mérite, attribuée aux élèves qui obtiennent la mention « très bien » au bac, ne toucheront plus que 900 euros contre 1.800 euros auparavant, selon un décret paru au Journal officiel le 28 mai.

Bruno Le Roux a déclaré dans les couloirs de l’Assemblée: « Il y a un débat sur cette question des bourses au mérite, qui me semble relever non pas d’une baisse pour les étudiants, mais d’un mauvais symbole sur lequel je souhaite que l’on continue à travailler. »

« Je vois bien la polémique qu’essaye de créer la droite sur cette question. Je propose qu’on réfléchisse bien ensemble avec le gouvernement, la ministre de l’Education nationale, le ministre du Budget pour faire en sorte de ne pas y donner la moindre prise », a-t-il ajouté, alors « qu’il y a tellement de choses qui sont faites en faveur des étudiants » par le gouvernement.

Lors des questions au gouvernement mardi, la députée du groupe Les Républicains Marianne Dubois avait interpellé sur ce sujet la ministre de l’Education nationale Najat Vallaud-Belkacem, qualifiant la baisse de la bourse de « mauvais signal envoyé à cette jeunesse qui veut réussir ».

« Nous vous demandons de revenir sur votre décision solennellement à 15 jours des épreuves du baccalauréat », avait demandé la parlementaire.

« Je prends note de votre sollicitude à l’égard des étudiants, je ne doute pas qu’elle ira droit au coeur de ceux qui ont attendu pendant des années que vous leur versiez le dixième mois de bourse que vous leur aviez promis et jamais financé », avait riposté la ministre.

« Il ne s’agit ni de faire la charité ni de nous exonérer à bon compte de nos responsabilités à l’égard de tous les étudiants en nous contentant d’en aider quelques-uns pour se donner bonne conscience », s’est défendue Mme Vallaud-Belkacem.

« Depuis 2012, ce gouvernement a investi 450 millions d’euros dans les bourses étudiantes », qui « ont permis par exemple d’aider 130.000 étudiants supplémentaires de classe moyenne, à hauteur de 1.000 euros par an », permis d' »augmenter de 800 euros par an les bourses de ceux aux revenus les plus faibles, ou de verser à 2.000 étudiants une allocation autonomie de 4.000 euros par an lorsqu’ils sont en cas de rupture familiale avérée », a-t-elle précisé.

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