Réforme du collège: pour Dray (PS), le gouvernement a eu « tort » de publier rapidement les textes

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Julien Dray, vice-président (PS) du conseil régional d’Ile-de-France, juge que le gouvernement a eu « tort » de rendre publics « un peu hâtivement » les décrets sur la réforme du collège, estimant que « dans l’éducation, l’autoritarisme ne marche jamais ».

« Le gouvernement a rendu publics les décrets un peu hâtivement (…) Cela donne le sentiment que l’on est pressé de passer à autre chose et que l’on souhaite éviter un débat de fond de qualité. C’est un tort », affirme-t-il dans une interview à Marianne.

« Quand on est ministre de l’Education nationale, on doit toujours être prudent et, dès les premiers signes de contestation, donner le sentiment qu’on écoute, qu’on comprend et, après, porter les éléments du débat. L’autoritarisme dans l’Education nationale, ça ne marche jamais. Quand on gagne la première bataille, on ne gagne pas la seconde en général », ajoute l’ami de François Hollande, qui s’est rallié à la motion majoritaire de Jean-Christophe Cambadélis pour le congrès de Poitiers début juin.

Selon le chargé de la culture à la Région, « avant de traiter du collège (…) il aurait fallu traiter » de la question du primaire et « du problème des fondamentaux non assimilés à sa sortie ». M. Dray propose de « mettre un système d’évaluation à la sortie du CM2 » et « une classe de remise à niveau ».

Dans le même temps, il affirme qu’il aurait été plus pertinent de faire la réforme des rythmes scolaires « d’abord au lycée ». Jugeant que François Hollande n’a pas suffisamment parlé depuis 2012 à la jeunesse, son axe fort de campagne présidentielle, il ajoute: « Si on avait débuté la réforme par le lycée, on aurait parlé à toutes ces lycéennes, tous ces lycéens. Aujourd’hui ils seraient de jeunes adultes et ils auraient dit: +la gauche au gouvernement, elle nous a livré une réforme formidable! »

Sur la réforme du contenu des programmes, il juge que Najat Vallaud-Belkacem « aurait dû, tout de suite, dire » aux spécialistes qui les ont écrits: « +Je ne comprends rien à vos histoires, il faut remettre ça en langage compréhensible pour tous les citoyens+ ».

Selon lui, la gauche s’est « arrêté(e) à ce mot d’ordre qui était 80% d’une classe d’âge au baccalauréat. Nous avons eu raison. Mais depuis, on ne sait plus ce que l’on veut ».

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