Fleur Pellerin souhaite « réengager l’Etat auprès des conservatoires »

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La ministre de la Culture Fleur Pellerin souhaite « réengager l’Etat auprès des conservatoires » et « nouer un nouveau pacte » avec eux, après l’arrêt de la contribution de l’Etat aux conservatoires à rayonnement départemental et régional depuis le début de l’année.

« C’est effectivement une décision avec laquelle je ne suis pas très à l’aise ou en phase, parce que j’ai mis la priorité sur l’éducation artistique et culturelle et donc je souhaiterais trouver une sorte de nouveau pacte avec les conservatoires », a déclaré mercredi la ministre à l’AFP, à l’issue de la réception donnée par Manuel Valls à l’occasion des « pactes culturels » signés avec 35 collectivités.

Les villes s’engagent dans ces pactes à stabiliser leurs crédits à la culture, en échange d’un engagement de l’Etat à maintenir ses subventions, sur trois ans. 37 pactes auront été signés à la fin du mois et la ministre vise « une centaine de pactes d’ici la fin de l’année ».

Ces pactes sont « aussi un cadre qui permet de travailler sur le soutien que l’Etat peut apporter aux conservatoires », a indiqué Fleur Pellerin, précisant que le cas de certains conservatoires avaient pu être réglés ainsi.

La suppression de la subvention de l’Etat aux conservatoires – qui représente moins de 10% de leur financement total- a soulevé de nombreuses protestations dans les milieux musicaux et au sein des collectivités, principaux financeurs.

La ministre veut « réfléchir avec les collectivités locales et les présidents de ces établissements à la manière dont on peut faire évoluer les pratiques pédagogiques ».

Elle propose par exemple de « mettre l’accent sur les pratiques collectives, faire rentrer dans les conservatoires le hip hop ou des danses indiennes et asiatiques, soit des pratiques qui permettent de démocratiser l’accès aux conservatoires ».

« Il n’est pas question de remplacer le violoncelle ou l’art dramatique par de nouvelles formes d’expression mais en revanche ouvrir les conservatoires à de nouvelles esthétiques ou encore ouvrir les conservatoires aux adultes (…), les faire évoluer en fonction des pratiques, des besoins, des souhaits de la population », a-t-elle expliqué. « Ca nous fournit une belle occasion non seulement de réengager l’Etat auprès des conservatoires mais aussi de montrer qu’ils sont non pas des réserves élitistes pour enfants déjà socialement favorisés, mais au contraire un vrai instrument de démocratisation ».

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