Réactions politiques à la journée d’action dans les collèges

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Réactions politiques mardi à la journée d’action dans les collèges contre la réforme voulue par la ministre de l’Éducation nationale:

– Claude Bartolone, président (PS) de l’Assemblée nationale: « On ne peut pas voir la France reculer au classement Pisa, 140.000 jeunes sortir du système scolaire chaque année sans aucune qualification, voir les enfants issus de l’immigration connaître des taux d’échec scolaire inacceptables et rester sans réagir. J’entends parler de dévalorisation… Ce n’est pas le sommet de la montagne qu’on veut abaisser, c’est la taille de la cordée qu’on veut agrandir. » « Il faut continuer certes à apporter les explications qui seraient nécessaires mais on ne peut pas en rester avec un système qui serait installé simplement pour reproduire les élites. C’est une question d’espérance républicaine. » (devant la presse)

– Bruno Le Roux, chef de file des députés PS: La mobilisation « s’opère pour une grande partie sur une analyse qui n’est pas la réalité de la réforme que nous voulons faire: cette capacité à essayer d’apporter plus d’égalité à notre système, chose à laquelle tous les enseignants sont attachés et à continuer à avoir la capacité de l’excellence (…) Il y a eu beaucoup de confusion, quelquefois de confusion un peu organisée. On a vu ces derniers jours qu’il y en a qui ne voulaient pas le collège unique, qui ne voulaient pas la capacité à la réussite pour tous ». Il y a un autre projet politique pour l’école qui n’est pas le nôtre ». (devant la presse)

– Le Parti de Gauche « apporte son soutien à la grève intersyndicale » et appelle ses adhérent-e-s à participer aux manifestations. « Il réaffirme son opposition à la réforme du collège, inscrite dans une entreprise de démantèlement de l’Ecole de la République. L’autonomie renforcée des collèges aggrave en effet la territorialisation de l’éducation: il y aura désormais autant d’organisation et d’horaires que d’établissements. De fait, c’est la fin de l’égalité de traitement des élèves. La suppression de matières ou le rabougrissement généralisé de l’ensemble des contenus disciplinaires s’ajoute à la logique minimaliste et utilitariste du socle commun, enseignement par compétence qui réduit et segmente les savoirs. » (communiqué)

– La sénatrice Chantal Jouanno, chef de file UDI en Ile-de-France: « Il y a des aspects positifs dans cette réforme, comme la personnalisation, les accompagnements plus individualisés ». Alors que des grévistes combattent l’autonomie des établissements, « nous pensons, nous, qu’il faut plus d’autonomie notamment sur les méthodes pédagogiques ». Mais « la réforme passe à côté des vrais sujets dont le premier est que la priorité est le primaire. C’est là où se jouent toutes les inégalités ». « Sur le collège, plutôt que de supprimer ce qui marche, il vaudrait mieux le populariser. » « Il faut tirer vers le haut et pas vers le bas. » (France 2).

– Parti communiste: « Le PCF se mobilisera partout en France, aujourd’hui, pour lutter contre la réforme des collèges présentée par le gouvernement (…) Comme tous les services publics, le collège subit une politique d’austérité qui accroît les inégalités. Il est urgent de redonner du sens aux apprentissages. Aux enfants, il faut donner le temps d’apprendre des savoirs plus complexes et de se les approprier. La question des moyens est évidemment cruciale. La formation initiale et continue des enseignants est également essentielle. L’extension de la scolarité obligatoire de 3 à 18 ans, avec la possibilité de scolarité à 2 ans, permettrait de renforcer la scolarité jusqu’au bac. Pour apprendre plus de choses à davantage d’élèves, il faut du temps. Cette mesure permettrait aussi de rompre avec toutes les logiques qui viseraient à instaurer un palier de sélection très fort à la fin du collège ». (communiqué)

– Barbara Pompili, coprésidente des députés écologistes: « Il y a une mobilisation qu’il faut entendre car il y a des inquiétudes auxquelles il faut répondre, notamment sur la façon dont les professeurs vont se former pour mettre en oeuvre cette réforme, qui est absolument indispensable si on veut que l’école redevienne une école qui donne à tous des chances de réussite (…) Des enseignants sont contre l’interdisciplinarité, mais des enseignants sont très favorables à cela et se basent notamment sur des expériences de terrain (…) C’est vrai qu’on va à contre-courant d’une culture des professeurs qui était +je suis tout seul avec ma discipline devant ma classe+ », Là on demande aux professeurs de travailler ensemble, de construire des projets ensemble, de travailler en petits groupes. Beaucoup de professeurs sont favorables à cette avancée là. » (dans les couloirs de l’Assemblée)

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