Laurent Berger(CFDT) défend la réforme des collèges

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Le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger a défendu sur RTL la réforme des collèges, jugeant qu’il fallait « éviter le statu quo » alors qu’une intersyndicale majoritaire appelle les enseignants à la grève ce mardi.

« Le collège est profondément injuste (…) Il faut éviter le statu quo et permettre à tous de réussir et ce n’est pas niveler par le bas mais au contraire faire vivre le principe de l’égalité républicaine que tout le monde a dans la bouche aujourd’hui », a déclaré mardi le leader de la CFDT, alors que le Sgen-CFDT est le seul syndicat, avec le SE-Unsa, à ne pas appeler les professeurs de collège à la grève.

« La réforme du collège permet du travail interdisciplinaire, elle permet à tous les jeunes à partir de la 5e d’avoir une deuxième langue et l’on sait que les langues, ce n’est pas ce qu’il y a de meilleur chez les Français ».

« Cette réforme permet aussi d’accompagner le plus grand nombre de jeunes, notamment ceux qui sont en difficulté. »

« C’est une réforme qui ne règlera pas tout mais qui permet aux enseignants, aux équipes éducatives, de se préparer pour mettre en oeuvre ce projet à la rentrée 2016 », a-t-il ajouté.

Pourquoi tant de contestations (partis de droite, syndicats d’enseignants, intellectuels)? « D’abord, l’école est un sujet qui touche tout le monde et (…) c’est devenu un objet politique. Et là on prend en otage les jeunes, on prend en otage les familles, on prend en otage les enseignants qui sont tous victimes » de la situation, a estimé Laurent Berger.

« Elle n’est pas révolutionnaire cette réforme, elle pose simplement les bases d’une amélioration du collège, un collège unique pour tous mais qui permette à ceux (qui sont) les plus en difficulté de s’en sortir ».

« Le plus important, c’est l’élève. Encore une fois on va politiser un débat et ne pas mettre l’élève au centre des préoccupations. On a eu la même chose au moment des rythmes scolaires ».

« Je ne suis pas contre les élites, mais ce n’est pas contradictoire avec le fait d’aider ceux qui sont le plus en difficulté », a relevé M. Berger. « Et les enseignants ont tout à y gagner. L’idée n’est pas de stigmatiser les enseignants ».

La grève des professeurs du collège, remontés contre la réforme de Najat Vallaud-Belkacem, est un baptême du feu pour la ministre de l’Education nationale, en poste depuis moins d’un an.

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