La médiatrice de l’Education souhaite plus de clarté pour les examens dont le bac

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La médiatrice de l’Education nationale préconise davantage de clarté pour les examens scolaires, dont le baccalauréat, ainsi qu’un meilleur accueil des étudiants à l’université pour lutter contre le décrochage, dans son rapport annuel présenté lundi.

« On demande plus de clarté pour les élèves et les familles, plus de transparence pour l’administration, et surtout quand de nouveaux textes sont produits notamment sur les examens, des mesures transitoires pour ne pas mettre un certain nombre d’élèves en difficulté », a expliqué Monique Sassier lors d’une conférence de presse, citant l’histoire-géographie en S devenue épreuve anticipée (en première), puis revenue en terminale.

« On a des doléances sur le fait que les familles ne comprennent pas l’échelle des notes, pourquoi l’année scolaire a été bonne et tout d’un coup à l’examen c’est mauvais, il faut pouvoir leur expliquer », a-t-elle souligné.

Concernant le baccalauréat, le rapport regrette, comme en 2007, que les commissions d’harmonisation, destinées à éviter de forts écarts de notation entre correcteurs ou centres d’examen, ne fonctionnent pas de façon satisfaisante et ne se réunissent pas toujours. « On a plusieurs centaines de réclamations chaque année » de candidats qui « se sentent lésés, à tort ou à raison », dit Mme Sassier. « Vu l’importance de l’examen, il faut vraiment que ce travail d’harmonisation », actuellement prévu dans une circulaire, « se fasse », estime la médiatrice, partisane d’une obligation réglementaire.

Une partie importante du rapport est consacrée à la vie étudiante. « Tout n’est pas fait pour fidéliser les étudiants aux universités, il y a trop d’étudiants de première et deuxième années qui décrochent, on ne va pas assez au devant d’eux », a déploré Mme Sassier. « Aujourd’hui l’emploi est lié au diplôme, donc on doit tout faire pour que ces jeunes aient le plus de diplômes possible », a-t-elle fait valoir, plaidant pour que les universités organisent de manière structurelle un meilleur accueil des étudiants par les enseignants, davantage de dialogue.

Sur les bourses étudiantes, la médiatrice a évoqué des retards de versements. Elle a aussi demandé que la circulaire qui précise les droits soit publiée au moment où les dossiers de bourse sont remplis, pas plusieurs mois après.

Alors que les étudiants doivent s’adresser à plusieurs interlocuteurs pour le logement, la santé, l’alimentation, etc., la médiatrice a émis l’idée d’un « opérateur social unique ».

Les médiateurs de l’Education nationale ont reçu l’année dernière 11.442 réclamations, soit une hausse limitée à 1% après quatre années d’augmentation supérieure à 10%.

Près des trois quarts des réclamations émanent des usagers (élèves, étudiants, familles), les autres des personnels.

Parmi les réclamations des usagers, 41% concernent la scolarité et l’inscription, 20% les examens et concours, 17% la vie scolaire et universitaire, 14% des questions financières et sociales, 2% le handicap et 6% des domaines divers.

Parmi les réclamations des personnels, 25% portent notamment sur les mutations et affectations, 22% sur des questions financières, 18% sur le déroulement de carrière.

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