Mélenchon « condamne » la réforme du collège

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Jean-Luc Mélenchon, député européen (Parti de Gauche), « condamne » la réforme du collège, qui va, a-t-il dit dimanche au Grand jury RTL/LCI/Le Figaro, « considérablement aggraver les inégalités ».

Cette réforme, « je m’y oppose » car « la première chose que doit faire le ministre de l’Education nationale en avant de se mettre à bricoler le contenu des programmes, c’est de se préoccuper du nombre de jeunes » en situation d’extrême pauvreté, comme le montre « un rapport de l’inspection générale de l’Education nationale », a-t-il dit.

Najat Vallaud Belkacem « dit qu’elle lutte contre l’inégalité. Ca fait partie du rideau de fumée dans lequel est emballé tout projet gouvernemental. Ce n’est pas vrai. C’est une réforme qui va considérablement aggraver les inégalités ».

« Alors quoi! Parce qu’on a supprimé le latin, on a augmenté l’égalité! Il y a 550.000 jeunes qui font du latin (…) Il faut en discuter sur le fond, pas sur des apparences, ou alors, voilà le PS en plein délire maoïste, puisque pendant la révolution culturelle, on prétendait que le piano était profondément réactionnaire. Voilà que le latin est devenu spontanément réactionnaire. C’est absurde! », s’est-il exclamé.

Avec « 20% des horaires organisés à la convenance de chaque chef d’établissement (ndlr pour faire de l’interdisciplinarité), est-ce que tout le monde a bien compris que c’est la fin du collège unique? Car évidemment, ces 20% ne seront pas les mêmes suivant les établissements, les jeunes n’auront pas accès aux savoirs dans les mêmes conditions », a-t-il regretté.

L’interdisciplinarité, « pour ceux qui sont sur le terrain, c’est un exercice difficile (…) On va faire travailler des professeurs dans un domaine qu’ils ne maîtrisent pas » avec « le même temps de travail » et « la même paye. Mais enfin! Dans quel métier une chose pareille est réclamée ? Ca ne tient pas debout! », a-t-il martelé.

M. Mélenchon a également reproché au gouvernement de n’avoir créé que « moins de 4.000 postes au total », sur les 60.000 promis par le candidat François Hollande sur cinq ans, et d’avoir « mis 28.000 stagiaires. Ces parties d’enfumage sont indignes d’un grand pays comme le nôtre », a-t-il affirmé.

Il a dénoncé « une indifférence à l’enseignement professionnel » de la part du gouvernement, l’accusant d’avoir « fermé 38 lycées professionnels, après la centaine fermée par le président Sarkozy ».

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