Najat Vallaud-Belkacem: « nous ne menons pas nos réformes au petit doigt mouillé »

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La ministre de l’Education nationale Najat Vallaud-Belkacem a défendu une nouvelle fois, jeudi à Lille, la réforme du collège pour 2016, en affirmant qu’elle ne la menait pas « au petit doigt mouillé ».

« Sur chaque point de la réforme du collège, nous ne menons pas nos réformes au petit doigt mouillé », a-t-elle affirmé lors d’un point presse tenu à l’issue de son discours qui a ouvert le congrès de la fédération de parents d’élèves PEEP, au centre Euratechnologies de Lille.

La ministre était interrogée sur l’inquiétude de certains éditeurs sur les délais de confection des manuels scolaires, après la refonte des programmes.

« Après nous avoir attaqués sur le contenu de la réforme des collèges – et butant sur un mur puisque la vérité c’est que cette réforme est faite dans l’intérêt des élèves eux-mêmes – on nous attaquerait désormais sur la faisabilité de cette réforme », a réagi Mme Vallaud-Belkacem.

« Les éditeurs savent qu’ils ont un an pour rédiger les manuels scolaires provenant des nouveaux programmes ; ceux ci seront définitivement adoptés en septembre et doivent entrer en vigueur en septembre de l’année 2016 », a-t-elle plaidé.

La ministre est également revenue sur les critiques sur la crainte d’une disparition du latin et du grec, émises par des enseignants et reprises par des hommes politiques de droite, mais aussi de gauche comme Jack Lang.

« Les langues et cultures de l’Antiquité ont vocation à être offertes à tous les collégiens sous la forme d’un enseignement pratique interdisciplinaire (…), complété d’un enseignement de complément pour faire vraiment du latin et du grec », a déclaré Mme Vallaud-Belkacem.

« En termes de nombres d’heures, c’est exactement le même nombre, sauf qu’aujourd’hui ce n’était que pour 18% d’élèves en option et demain ce sera pour tous les collégiens », a-t-elle argué.

La ministre a saisi mercredi le Conseil supérieur des programmes (CSP) en lui demandant de lui remettre des propositions pour le 15 octobre, sur « une articulation plus claire » entre programmes de français, latin et grec, et de rédiger des programmes pour « des enseignements de complément ».

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