Collège: Valls dénonce des « mots insupportables » de Sarkozy contre Vallaud-Belkacem

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Manuel Valls s’en est pris mardi aux « attaques personnelles » et aux « mots insupportables » tenus par Nicolas Sarkozy à l’encontre de Najat Vallaud-Belkacem, alors que la droite est en pleine offensive contre la réforme des collèges de la ministre de l’Education.

« Les attaques personnelles, moi je les ai entendues à la une des quotidiens les plus réactionnaires. Je les ai entendues hier soir dans la bouche du président de votre formation contre la ministre de l’Education nationale, avec des mots insupportables », a déclaré le Premier ministre lors de la séance des questions d’actualité à l’Assemblée nationale.

Lundi soir, lors d’un meeting UMP aux Pavillons-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), M. Sarkozy avait notamment lancé: « Dans le combat effréné pour la médiocrité, Christiane Taubira (ministre de la Justice) est en passe d’être dépassée par Najat Vallaud-Belkacem ».

La réforme lancée par la ministre de l’Education nationale est « désastreuse, peut-être irréversible, pour notre République », avait également affirmé le président de l’UMP.

Manuel Valls, qui répondait à une question du député UMP Bruno Le Maire (Eure), a promis que son gouvernement irait « jusqu’au bout » et « ne reculerait pas » sur la réforme des collèges, qui tourne à l’affrontement politique droite-gauche.

« Alors M. Le Maire si vous voulez un vrai débat, projet contre projet, valeurs contre valeurs, nous y sommes prêts », a lancé Manuel Valls, entraînant une ovation debout sur les bancs socialistes.

La réforme du collège, mais aussi la refonte des programmes, suscitent de vives critiques sur certains points, dont la suppression des options latin-grec et des classes bilangues.

M. Le Maire avait lancé la semaine dernière une pétition de députés contre la réforme, qui a rassemblé plus de 235 signatures à droite et au centre.

Dans sa réponse mardi, Manuel Valls a également mis en avant les créations de postes dans l’Education depuis l’arrivée de la gauche au pouvoir depuis 2012, notamment en lettres classiques, là où la droite avait supprimé « 85.000 postes en cinq ans ».

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