Sarkozy: « l’école de la République est en danger »

logo AFP

Nicolas Sarkozy, président de l’UMP, a affirmé que l’école de la République était « en danger », dénonçant, lors d’un meeting aux Pavillons-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), la réforme des collèges comme « désastreuse pour notre République ».

« Dans le combat effréné pour la médiocrité, Christiane Taubira (ministre de la Justice) est en passe d’être dépassée par Najat Vallaud-Belkacem », a lancé M. Sarkozy devant un millier de personnes, sous les applaudissements.

La réforme lancée par la ministre de l’Education nationale est « désastreuse, peut-être irréversible, pour notre République », a martelé le président de l’UMP, qui a choisi de rebaptiser son parti « Les Républicains ».

L’école va devenir « médiocre au lieu d’être exigeante », a affirmé l’ancien président de la République, pour lequel « la gauche a tourné le dos à toutes les valeurs républicaines ». « Au nom de l’égalitarisme, ils ont construit l’école de l’injustice » et l’école est devenue « l’otage de quelques idéologues experts en pédagogisme », a-t-il dénoncé.

Le président François Hollande a également été la cible d’attaques virulentes.

« Je suis sidéré par la médiocrité offerte chaque jour depuis trois ans » par M. Hollande, a-t-il affirmé. « Il voulait +réenchanter le rêve français+ », mais « avec 900.000 chômeurs en plus, une centaine d’impôts et de taxes nouvelles, 200 milliards de dette supplémentaires, 17% de bénéficiaires du RSA en plus (…) il a enchanté le cauchemar français », a-t-il dit.

François Hollande est « tellement content de ses trois ans (à l’Elysée) qu’il est parti aux Caraïbes pour auto-célébrer son anniversaire », a-t-il ironisé, alors que le chef de l’Etat se trouve actuellement à Cuba, après les Antilles.

Mais « même au Parti socialiste, ils ne croient plus en lui », a lancé le président de l’UMP, évoquant « la responsabilité qui pèse désormais sur nos épaules », notamment pour « répondre à la colère » des Français, et réaffirmant qu' »est venu le temps pour nous de passer des promesses aux actes ».

« Le travail sera très dur, extrêmement complexe », a-t-il prévenu. « Ce qui nous rassemble, c’est l’idée que nous nous faisons de la République. La République, c’est le travail, le mérite, l’effort. Pas le communautarisme! La République, c’est la laïcité ».

Défendant le nom « Les Républicains », M. Sarkozy a dit: « J’en avais un peu assez » du sigle UMP. Et « qu’est-ce que ça veut dire? », a-t-il lancé, en estimant que peu, même au sein du parti, le savaient.

Les 210.000 adhérents UMP à jour de cotisation fin 2014 seront invités à s’exprimer sur le nouveau nom de leur parti et ses nouvaux statuts, lors d’un vote par internet les 28 et 29 mai. Les résultats seront publiés lors du congrès programmé à la Grande Halle de la Villette à Paris le 30 mai.

Tous droits de reproduction et de représentation réservés. ©2014 Agence France-Presse
Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos AFP) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l’AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l’accord préalable écrit de l’AFP. L’AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Recherche dans les archives

Vous