Hollande: l’Etat « accompagnera » la Martinique « aussi loin que possible »

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A huit mois du changement de statut de la Martinique, François Hollande a encouragé samedi les élus martiniquais dans leur volonté de trouver un nouveau modèle de développement axé sur la coopération régionale caribéenne.

L’Etat « accompagnera loyalement, sincèrement, fidèlement » la Martinique dans sa transformation au 1er janvier 2016 en collectivité unique au statut particulier avec une assemblée et un exécutif collégial « en mettant les moyens administratifs et réglementaires ».

« J’ai demandé au gouvernement de publier sans tarder les derniers textes d’application qui manquent encore », a-t-il précisé.

Face aux demandes de nouveau modèle de développement exprimées par le président de Région et député Serge Letchimy (apparenté PS), M. Hollande a estimé que « la République doit traduire la confiance qu’elle accorde aux élus pour qu’ils la représentent auprès des Etats de la région et auprès des organisations régionales ».

Il a, à cet égard, annoncé la révision d’une vieille loi d’orientation, datant de quinze ans, qui en limite la portée pour « accroître l’action des collectivités ultramarines dans l’action diplomatique ».

C’est le sens de la proposition de loi qui vient d’être déposée sur le bureau de l’Assemblée nationale par M. Letchimy et que « le gouvernement soutiendra », a affirmé le président.

« La collectivité sera autorisée à signer des accords avec les Etats voisins dans leur domaine de compétence », a ajouté M. Hollande, qui veut « faciliter tous les mouvements inter caribéens avec une politique de visa et d’accueil de talents qui tienne compte de la réalité de votre présence » dans la Caraïbe.

Pour le chef de l’Etat, le nouveau modèle de développement est à inventer: « Je souhaite la mise en place d’un comité entre l’Etat et la collectivité qui sortira des urnes » en décembre prochain pour regarder « blocs de compétences par blocs de compétences, expérimentations par expérimentations ce que nous pouvons faire ».

Evoquant le dossier de l’université des Antilles, le président de la République a insisté sur la nécessaire « union entre la Guadeloupe et la Martinique » avant d’annoncer la création de deux IUT, un dans chaque île.

Le président avait ouvert son propos avec une tonalité plus légère, soulignant être « venu avec quatre ministres femmes, quatre ministres de l’Outremer: George Pau-Langevin, martiniquaise par sa mère, guadeloupéenne par son père, Christiane Taubira, guyanaise mais surtout garde des Sceaux, Annick Girardin, de Saint-Pierre et Miquelon et Ségolène Royal qui m’a longtemps fait croire qu’elle était de la Martinique ». L’ex-candidate à la présidentielle 2007 a été longuement ovationnée. Elle avait déclenché une ferveur peu commune lors de ses meetings de campagne aux Antilles en 2007.

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