Réforme du collège : nouvelles réactions politiques

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Nouvelles réactions politiques jeudi aux réformes du collège et des programmes:

– L’ancien Premier ministre UMP François Fillon: Une réforme du collège « est-elle nécessaire? Oui, si elle assure une transmission plus solide de la culture et si elle permet d’éviter que 150.000 jeunes sortent chaque année de l’école sans diplôme ni qualification. Mais rien dans la réforme ne va dans ce sens ». « On noie l’enseignement du latin, matrice de notre civilisation ». Avec une suppression des sections européennes et classes bilingues, « non seulement nous rompons notre accord » avec Berlin, « mais nous retirons à nos enfants un atout pour travailler dans l’Europe de demain ». « Les nouveaux programmes s’appuient sur les travaux du conseil supérieur des programmes dont le jargon révèle l’absence de bon sens », un « charabia technocratique » qui « est une offense à l’intelligence des enseignants ».

« Au fond, pour les socialistes, la démocratisation de l’Education se confond avec le nivellement par le bas. Ceux qui contestent cette idéologie seraient des +pseudo-intellectuels+. N’en déplaise à notre jeune et dédaigneuse ministre, Regis Debray, Luc Ferry, Marc Fumaroli, Michel Onfray, Pascal Bruckner et beaucoup d’autres ont quelques titres pour participer au débat sur notre éducation ». (Tribune au Figaro)

– Jack Lang, ancien ministre socialiste de l’Education: « Je regrette que les langues anciennes dans la réforme proposée risquent d’être asphyxiées ». « Je suis pour l’enseignement du latin et du grec inscrit pleinement comme matière dans les cycles du collège ». « J’ai moi-même créé les classes européennes qui sont suivies par 20% d’élèves, c’est un grand succès, pourquoi décapiter ces classes européennes? »

« Ce n’est pas en décapitant le meilleur, les filières d’excellence, que l’on peut construire une école de l’égalité et de la démocratie ».

« Je serais ministre, je prendrais ma plume après avoir lu attentivement le conseil des programmes et je les réécrirais ».

« Najat Vallaud-Belkacem est une personnalité brillante qui a hérité d’une situation difficile premièrement parce qu’il y a eu dix années de casse de l’école sous les gouvernements de droite ». « Deuxièmement, les bonnes idées qui figurent dans le programme présidentiel de François Hollande ont été plus ou moins mises à mal depuis son élection, par une politique éducative incertaine » (sur France Inter)

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