Hollande défend la réforme des collèges contre « les intérêts particuliers »

logo AFP

François Hollande a volé mercredi au secours de la réforme des collèges contre ceux qui défendent leurs « intérêts particuliers » lors d’un discours devant des jeunes au Conseil économique, social et environnemental (CESE) à Paris.

« J’entends le concert des immobiles, ce sont souvent les plus bruyants, ceux qui, au nom de l’intérêt général supposé, défendent leurs intérêts particuliers », a-t-il lancé, enchaînant: « eh bien non, c’est terminé ».

« Il y aura à partir de cette réforme davantage d’enseignement des langues, mais pour tous les élèves », a-t-il fait valoir, le jour du troisième anniversaire de son élection le 6 mai 2012.

« Pour ceux qui veulent apprendre l’allemand, ils pourront l’apprendre dès la cinquième et, s’ils le choisissent en première langue, dès le cours préparatoire », a poursuivi le président Hollande.

Quant au latin et au grec, ce sont, selon lui, des « disciplines essentielles qui étaient aujourd’hui proposées par options » et qui s’inscriront désormais « dans le parcours des jeunes collégiens ».

Ceux qui « défendent avec la plus grande énergie » ces enseignements « savent bien que ces options étaient le moyen d’accéder à certains établissements plutôt qu’à d’autres », a-t-il encore souligné.

De son côté, la ministre de l’Education nationale Najat Vallaud-Belkacem a reproché « notamment aux parlementaires de droite » de « ne pas s’être intéressés à la réforme dans un premier temps », a-t-elle estimé sur i-TÉLÉ, citant les apports qu’elle juge « positifs »: accompagnement personnalisé des élèves, 4.000 postes pour permettre de travailler en petits groupes, avancement d’un an en cinquième de la deuxième langue vivante.

« Le seul moment où la droite s’est réveillée, c’est quand elle a eu le sentiment en parlant notamment des classes bi-langues (deux langues dès la sixième, ndlr), qu’on allait s’attaquer à des privilèges, à des offres qui étaient jusqu’à présent réservées à une minorité de collégiens, qu’on généralise », a-t-elle fait valoir.

Evoquant également le « débat sur l’histoire », François Hollande s’est dit au CESE « très attaché » à cet enseignement. « Pour la génération qui est la vôtre, il est fondamental de savoir d’où nous venons, comment s’est construit notre pays, avec quels apports successifs des mouvements d’idée, des cultures qui se sont ajoutées, des ruptures et des continuités », a-t-il insisté.

Tous droits de reproduction et de représentation réservés. ©2014 Agence France-Presse
Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos AFP) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l’AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l’accord préalable écrit de l’AFP. L’AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Recherche dans les archives

Vous