Séduisante mais risquée, l’année de césure ne convainc pas encore les jeunes

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Trop chère, pas assez reconnue, trop risquée dans un parcours scolaire ou professionnel déjà tracé, l’année de césure attirerait près d’un jeune sur deux mais seuls 15% d’entre eux sautent le pas, selon une étude Viavoice diffusée mardi.

Ni Erasmus, ni changement brutal de parcours, l’année de césure, encore peu connue en France, consiste à interrompre volontairement ses études ou son activité professionnelle pendant un an, pour faire par exemple un stage en entreprise, partir à l’étranger ou mener à bien un projet.

Près de la moitié des 18-24 ans (49%) se disent tentés, contre 37% qui, eux, ne se disent pas intéressés.

Plus on vieillit, plus on est enclin à prendre une année de césure : 9% seulement des 18-19 ans ont pris, cette décision contre 12% des 20-21 ans et 20% des 22-24 ans.

Lors de l’année en question, 39% ont travaillé ou fait un stage, 38% sont partis à l’étranger, 20% se sont consacrés à un projet personnel, 17% ont suivi une formation autre que leur cursus principal, 10% ont fait une mission du service civique et 7% ont fait du bénévolat.

Parmi ceux qui n’ont finalement pas franchi le pas mais auraient aimé le faire, 59% seraient partis à l’étranger et 37% aurait acquis une expérience professionnelle (emploi ou stage).

Ils n’ont pas pu le faire pour des raisons financières pour plus de la moitié d’entre eux (51%), mais aussi parce qu’ils craignaient d’être pénalisés pour la suite de leurs parcours (36%) ou préféraient finir leurs études au plus vite (30%).

Cette étude en ligne a été réalisée du 2 au 8 avril pour l’association Animafac sur un échantillon de 1.000 personnes représentatif de la population âgée de 18 à 24 ans résidant en France métropolitaine.

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