« Fichage » à Béziers: nouvelles réactions dans la classe politique

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Quelques réactions dans la classe politique sur le décompte des élèves selon leur religion effectué par le maire apparenté FN de Béziers, Robert Ménard:

– M. Jean-Luc Laurent, président du MRC: « Il s’agit d’une mesure scandaleuse qui viole la loi et bafoue les principes républicains. Le parquet a ouvert une enquête préliminaire et la justice devra faire toute la lumière sur cette affaire. L’Etat doit également prendre ses responsabilités face à un maire qui est élu local mais aussi agent de l’Etat et officier d’Etat civil. Une mairie, c’est la République au coin de la rue: l’Etat ne doit tolérer aucun dérapage. A l’heure où beaucoup ne parlent que de la mutation du Front National, il est très éclairant de voir un élu, qui est à peine membre du Rassemblement Bleu Marine et se présente comme l’avant-garde de ce néo-lepénisme, faire la démonstration d’une constante de l’extrême droite: le mépris des principes républicains. Ce scandale venu de l’extrême droite devrait être une occasion pour les partisans des statistiques ethniques d’ouvrir les yeux sur la logique qui sous-tend cette revendication: le comptage ethnique ou identitaire. Par la gauche ou par la droite, c’est la même logique de division des citoyens » (communiqué)

– Malek Boutih, député socialiste, ancien président de SOS Racisme: « C’est un fait d’une gravité exceptionnelle, peut-être le cas de pratique discriminative le plus grave en France depuis le régime de Pétain. On n’avait jamais vu ça, ficher des enfants en fonction de leur couleur et de leurs origines, personne ne l’avait imaginé (…) Je crois que l’extrême droite n’a aucun autre programme que de prendre le pouvoir. Son fond reste le même, c’est pour ça qu’elle dérive, c’est pour cela que M. Menard dérive comme d’autres dériveront ». (dans les couloirs de l’Assemblée nationale)

– Europe Ecologies-Les Verts (EELV): « Une nouvelle fois l’extrême droite donne à voir son vrai visage, comme tout récemment encore lors du 1er mai avec les violences inexcusables commises par le service d’ordre sur les militantes des Femen et par le député européen Bruno Gollnisch et des militants frontistes sur les équipes de journalistes du Petit Journal de Canal+. EELV note avec intérêt les réactions rapides du Président de la République et du Premier ministre et s’associe à l’inflexibilité revendiquée par l’exécutif. S’agissant de Robert Ménard, l’article L2122-16 du Code général des collectivités territoriales prévoit la possibilité de suspendre un élu municipal par un arrêt ministériel motivé. +La République ne laisse pas faire+, a déclaré le délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme. Aussi si ce fichage est avéré, EELV demande que l’exécutif engage immédiatement les démarches en vue de sanctionner ces actes inadmissibles ».(communiqué)

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