Réforme du collège: la ministre s’en prend aux « pseudo-intellectuels »

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La ministre de l’Education s’en est pris jeudi aux « pseudo-intellectuels » qui commentent la réforme du collège sans avoir lu les textes et qui sont surtout motivés, selon elle, par le maintien de leurs avantages.

« Un phénomène assez curieux est à l’oeuvre: des éditorialistes, des polémistes, des pseudo-intellectuels –car pour moi quand un intellectuel s’exprime sur un sujet, il a la rigueur intellectuelle d’aller vérifier de quoi il parle– s’expriment sans avoir lu le contenu de cette réforme », a déclaré Najat Vallaud-Belkacem sur RTL.

« Ce qui les fait en général commenter des contre-vérités, voire des mensonges absolus », a-t-elle ajouté.

« Les détracteurs se focalisent non pas sur l’essentiel de la réforme, à savoir une plus grande autonomie accordée aux collèges, l’interdisciplinarité, l’accompagnement personnalisé…, mais sur la disparition des classes bilangues et de l’option latin », a dit Najat Vallaud-Belkacem.

« Ce qui gêne ces commentateurs est qu’on puisse rendre accessibles à tous les collégiens des choses qui n’étaient jusqu’à présent réservées qu’à une partie d’entre eux (…). Ils pensent à leurs enfants auxquels ces filières (…) donnaient un avantage ».

« Non », a-t-elle répété, le latin ne disparaît pas. Les options langues anciennes, suivies par 20% des collégiens en cinquième et moins de 5% en seconde, sont supprimées pour être remplacées par une initiation aux langues et cultures de l’Antiquité, ouverte à tous les collégiens.

De même, l’allemand ne pâtira pas selon elle de l’abandon des classes bilangues. « Nous avançons d’un an l’apprentissage de la deuxième langue vivante (LV2) », qui démarrera en 5ème et non plus en 4ème comme c’est le cas actuellement, ce qui représente 54 heures d’enseignement supplémentaires, a rappelé la ministre. « L’allemand va bien évidemment en bénéficier car elle est souvent choisie en LV2 ».

Quant aux critiques sur les nouveaux programmes d’histoire, qui sacrifieraient la chronologie et l’enseignement sur le christianisme aux dépens de l’islam, « c’est du grand n’importe quoi », s’est exclamée Najat Vallaud-Belkacem, appelant les parents à aller consulter le texte sur le site de l’Education nationale.

La chronologie est remise au goût du jour dans les nouveaux programmes, alors qu’elle était passée au second plan dans les programmes actuels, a indiqué la ministre.

L’enseignement sur la naissance de l’islam est obligatoire depuis des décennies (programme de 5ème) et il intervient après les leçons, elles aussi obligatoires, sur la naissance du judaïsme et du christianisme (en 6ème). Les trois grandes religions monothéistes sont traitées dans l’ordre chronologique.

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