Journée de la Déportation: Valls appelle à poursuivre le combat contre la barbarie

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Manuel Valls a appelé dimanche à « poursuivre le combat » contre une barbarie qui « peut changer de visage », en célébrant le souvenir de la déportation, au mémorial parisien dédié à ses martyrs, à la pointe de l’île de la Cité.

Le Premier ministre s’exprimait à l’occasion de la Journée nationale de la déportation, qui verra le président François Hollande se rendre en Alsace, au camp de concentration de Struthof.

Le Mémorial parisien, inauguré en 1962 par le général de Gaulle, accueille précisément les cendres d’un déporté inconnu de ce camp, le seul installé par les nazis sur le territoire français.

Le Mémorial avait fermé ses portes dix mois pour rénovation. En présidant à sa réouverture, Manuel Valls a indiqué que le chantier se poursuivrait avec l’ouverture l’an prochain d’un « projet muséographique d’ampleur » dans ce lieu, qui « est au coeur de la capitale comme il doit être au coeur de nos consciences ».

« La transmission est l’un des volets phares du plan de lutte contre le racisme et l’antisémitisme que j’ai annoncé il y a dix jours », a dit le chef de gouvernement.

« Comment tolérer en effet que dans certains établissements scolaires de la République, on ne puisse plus enseigner l’Histoire sans s’exposer à des contestations ? Comment supporter qu’une partie de notre jeunesse ne fasse plus la distinction entre ce qui relève de la liberté d’expression et ce qui tient du négationnisme, de l’apologie de la Shoah ? », a martelé Manuel Valls.

« La France connaît intimement le poids de la barbarie. De toutes les blessures de son passé, elle a su faire sa force », a-t-il poursuivi. « Une force qui lui permet de combattre aujourd’hui, ici, sur son sol, mais aussi en Afrique et au Moyen-Orient, ce nouveau totalitarisme, ces armées assoiffées de mort qui, au nom d’un Islam dévoyé, veulent partout répandre la terreur, faire couler le sang, comme ce fut le cas les 7,8 et 9 janvier. Comme ce fut le cas à Copenhague, à Tunis, au Kenya ».

« La barbarie peut changer de visage. Elle commet toujours les mêmes crimes », selon Manuel Valls.

« Non, la lutte contre la barbarie n’est pas terminée. Alors sans rien oublier du passé, poursuivons le combat de nos aînés », a-t-il conclu.

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