Rythmes scolaires: grève des enseignants contre « les manipulations » de la mairie de Marseille

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Quelque 200 enseignants du primaires ont manifesté jeudi à Marseille pour dénoncer une « manipulation de la mairie » –qui a fait procéder à un second vote sur une organisation des rythmes scolaires après une première consultation défavorable– et en appellent au contrôle de l’inspection académique.

« C’est la méthode qui nous choque au bout de deux ans de tergiversation » sur la mise en place de la réforme des rythmes scolaires, a indiqué à l’AFP Carole Gelly une représentante du SE Unsa 13 s’exprimant pour l’intersyndicale (SNUipp, Unsa, CGT, Sgen-CFDT, Sud, SDU 13) qui appelait jeudi à une journée de grève.

Les enseignants dénoncent l’organisation d’un second vote des conseils d’écoles sur l’organisation des temps d’activités périscolaire (TAP) pour la rentrée 2015, après un premier vote défavorable. La mairie envisage de déplacer ces TAP, organisés le vendredi après-midi cette année, aux mardis et jeudis après-midi l’année prochaine.

Outre la méthode, les syndicats mettent en doute la sincérité des résultats présentés par la mairie de Marseille, dénonçant notamment un envoi « de courriers comminatoires » avant ce scrutin, et demandent à l’inspecteur d’académie de contrôler les votes.

Fin mars, apprenant que le premier vote –170 conseils d’écoles avaient voté contre, 147 pour et 127 écoles n’avaient pas donné de réponse, selon la mairie– était annulé, syndicats enseignants et collectifs de parents d’élèves (MPE13, collectif Dz-écoles) avaient dénoncé « une inacceptable manipulation ».

Lors de la deuxième consultation, l’adjointe au maire de Marseille en charge des écoles, Danièle Casanova (UMP), affirme que 189 écoles ont voté pour la nouvelle organisation, 147 contre, 10 ont voté blanc, 6 se sont abstenues et 14 ont refusé (officiellement) de participer, soit 366 écoles qui « se sont exprimées » selon le comptage de la mairie sur les 444 que compte la commune. 78 établissements n’ont pas participé au scrutin.

« Quel que soit la formule choisie, la mairie n’est pas prête, et les liens avec les associations qui vont assurer les TAP ne sont pas tissés », déplore Carole Gelly relevant que le maire de Marseille Jean-Claude Gaudin est revenu sur l’annonce faite quelques jours plus tôt par son adjointe, d’une participation financière demandée aux parents, annonçant la gratuité des activités pour l’année 2015/2016. « On a l’impression qu’à chaque étape, ils découvrent l’étape suivante », a commenté la représentante syndicale.

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