Réforme du collège: appel intersyndical à la grève le 19 mai

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Une intersyndicale FSU, FO, SNALC, CGT et Sud appelle les enseignants à la grève le 19 mai contre la réforme du collège, selon un communiqué du SNALC (Syndicat national des lycées et collèges) reçu dans la nuit de mercredi à jeudi.

Ces organisations, qui ont totalisé 80% des voix lors des élections syndicales de décembre, avaient déjà demandé au ministère de l’Éducation nationale de retirer son projet de réforme du collège prévu pour la rentrée 2016.

Ces syndicats critiquent un projet « fondé sur l’autonomie des établissements et la multiplication des hiérarchies intermédiaires sous l’autorité du chef d’établissement » et une « mise en concurrence » selon eux entre disciplines, enseignants et établissements.

Vendredi, ils ont voté contre la réforme lors d’un vote consultatif de la communauté éducative, laquelle a néanmoins donné un avis favorable au projet, grâce à l’appui des organisations réformistes UNSA Éducation et Sgen-CFDT, de la fédération de parents d’élèves FCPE, des lycéens de l’UNL et des étudiants de l’Unef.

Compte tenu du nouvel appel à la grève pour le 19 mai, le SNALC retire un autre appel qu’il avait déposé seul pour le 13 mai, précise-t-il dans son communiqué.

La réforme du collège prévoit que chaque établissement décide de 20% de son emploi du temps pour du travail en petits groupes, de l’accompagnement personnalisé pour tous les élèves et de nouveaux enseignements pratiques interdisciplinaires (EPI) à partir de la 5e, grâce à la création de 4.000 emplois équivalent temps plein.

L’apprentissage de la deuxième langue vivante est avancée d’un an, en 5e, avec 2,5 heures de cours par semaine. Parallèlement, sont supprimées la plupart des classes bilangues (deux langues dès la 6e) et les sections européennes, des dispositifs recherchés par les familles aisées, qui participent selon des chercheurs à la ségrégation au collège. La disparition des classes bilangues inquiète les professeurs d’allemand, préoccupations dont s’est fait écho l’ancien Premier ministre Jean-Marc Ayrault.

Les langues anciennes, latin et grec, ne seront plus une option, perspective qui fait craindre leur disparition à des associations d’enseignants. Elles seront enseignées via un Enseignement pratique interdisciplinaire (EPI) Langues et cultures de l’Antiquité et un « enseignement de complément ».

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