Réforme du collège: plusieurs organisations affichent leur soutien

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La réforme du collège, prévue pour la rentrée 2016 et dont six syndicats ont demandé le retrait, a reçu mercredi le soutien de plusieurs organisations dont la FCPE, l’Unsa, la CFDT, l’UNL et l’Unef.

« Face à ceux qui refusent les évolutions nécessaires pour transformer un collège à bout de souffle, nos organisations rappellent que nombreux sont ceux qui attendent le changement », selon le communiqué commun de la fédération de parents d’élèves FCPE, l’UNL (première organisation lycéenne), l’UNEF, (première organisation étudiante), la fédération UNSA-Education, le SE-Unsa (enseignants), le SIEN-Unsa (inspecteurs), le SNPDEN-Unsa (chefs d’établissement), le Sgen-CFDT, la FEP-CFDT (enseignants du privé) la CFDT, le CRAP-Cahiers Pédagogiques, Education et Devenir (association) et le CAPE (collectif d’associations partenaires de l’école).

La réforme, qui doit être présentée jeudi à la communauté éducative réunie en Conseil supérieur de l’éducation (CSE) pour un vote consultatif, « doit garder ses deux objectifs ambitieux », écrivent-ils.

Il s’agit de « faire acquérir à tous les élèves le socle commun de connaissances, de compétences et de culture grâce à une diversité de pratiques pédagogiques s’appuyant notamment sur l’interdisciplinarité, l’accompagnement personnalisé, l’autonomie et l’esprit d’initiative des équipes dans les établissements ».

Aussi de « redistribuer les moyens pédagogiques jusque-là réservés à des options et dispositifs ségrégatifs (notamment en renforçant l’enseignement des langues pour tous) », ajoutent-ils, faisant allusion à de nouvelles modalités pour l’enseignement des langues anciennes, ainsi qu’à la fin de la plupart des classes bilangues et des sections européennes, tandis que l’enseignement de la deuxième langue vivante sera anticipée d’un an, en 5e, pour tous les collégiens.

Les signataires soulignent que l’école française « est l’une des plus inégalitaires des pays développés », estimant que « le changement est urgent ».

Vendredi, le Snes-FSU, premier syndicat du secondaire, ainsi que le SNU.EP-FSU (enseignement professionnel), le Snalc, FO, la CGT et Sud, avaient réclamé dans un communiqué commun le retrait du projet de réforme du collège, estimant qu’il « est fondé sur l’autonomie des établissements et la multiplication des hiérarchies intermédiaires sous l’autorité du chef d’établissement ».

« Sa mise en oeuvre institutionnaliserait le principe de mise en concurrence entre les disciplines, entre les enseignants et entre les établissements, fragiliserait la structuration disciplinaire du collège et engendrerait toujours plus d’inégalités entre les élèves », estimaient-ils, n’excluant pas d’appeler à la grève.

La contestation de cette réforme fait aussi partie des mots d’ordre de la grève de jeudi, lancée par des fédérations de fonctionnaires et relayée par des syndicats du secondaire.

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