Quatre élèves d’un lycée militaire mis en examen pour avoir projeté « une action » contre une mosquée

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Quatre élèves de l’Ecole des pupilles de l’Air en Isère ont été mis en examen pour avoir projeté « une action » contre une mosquée à Montélimar (Drôme), a-t-on appris vendredi de source judiciaire, confirmant une information du Dauphiné Libéré.

Ces quatre adolescents scolarisés dans le lycée de la Défense de l’armée de l’air, situé à Montbonnot-Saint-Martin près de Grenoble, ont été mis en examen jeudi « pour association de malfaiteurs » et placés sous contrôle judiciaire, a ajouté cette source. Ils avaient été interpellés mercredi matin.

L’Ecole des pupilles de l’air, créée en 1941, est « un établissement scolaire à vocation sociale qui scolarise des enfants de personnels de la Défense, de la Fonction publique et du plan Egalité des chances », a indiqué à l’AFP le colonel Jean-Pascal Breton, du Service d’information et de relations publiques de l’armée (Sirpa) de l’air.

L’enquête confiée à un juge d’instruction grenoblois devra déterminer la nature exacte de « l’action » envisagée par ces quatre adolescents: « Quelles étaient leurs motivations et les éléments qu’ils avaient en leur possession pour atteindre leur but », a poursuivi la source judiciaire, qui n’a pas souhaité parler d’un « attentat ».

Selon Le Dauphiné Libéré, ces quatre lycéens « sont suspectés d’avoir préparé l’attaque à l’explosif d’une mosquée, à Montélimar ». La source judiciaire a fait état de « craintes » d’un possible passage à l’acte, ajoutant sans plus de précisions que du « matériel » avait été saisi chez l’un des suspects.

« L’armée de l’air est scandalisée par le comportement de ces jeunes dont les intentions ne correspondent pas aux valeurs de l’Armée de l’air, ni à celles enseignées dans l’école », a souligné le colonel Breton. L’officier a précisé que ces quatre lycéens scolarisés en première et terminale faisaient d’ores et déjà l’objet de mesures d’exclusion « à titre conservatoire ».

« Il est hors de question que ces jeunes reviennent à l’école », a-t-il insisté.

M. Breton a précisé que la direction de l’établissement, « alertée par une possible radicalisation d’un certain nombre d’élèves », avait prévenu la gendarmerie de l’air, ce qui a débouché sur l’ouverture de la procédure judiciaire.

Les quatre lycéens suspectés sont « d’origine sociale différente » et ont intégré l’Ecole des pupilles de l’air en 2009, 2011, 2012 et 2014.

Selon l’officier, le projet pédagogique de l’établissement, qui scolarise 750 élèves de la 6e aux classes préparatoires aux grandes écoles, vise « le développement des valeurs de la République et lutte contre les discriminations ».

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