Enseignement supérieur: fusion des universités de Grenoble en 2016

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Les universités de Grenoble ont officialisé vendredi leur fusion administrative à partir du 1er janvier 2016, après plusieurs années de désaccords sur la gouvernance qui avaient fait échouer en 2012 la candidature grenobloise au label d’excellence Idex.

Regroupées sous le patronyme +Université Grenoble Alpes+, les universités Stendhal (arts, lettres et langues), Pierre Mendès-France (sciences humaines et sociales) et Joseph Fourrier (sciences, technologie et santé) ne formeront à cette date plus qu’une seule et même entité « multidisciplinaire ».

« La structuration universitaire grenobloise datait de 1969. Il a été compliqué de marier trois établissements de taille, de structure et de sensibilités différentes », souligne Sébastien Bernard, le président de l’université Pierre Mendès-France.

L’objectif principal de cette fusion actée il y a près d’un an, est de proposer une « signature unique » avec une stratégie pédagogique et internationale plus harmonieuse censée « créer une identité et un sentiment d’appartenance plus forts ».

« L’idée, c’est d’être plus visible et plus lisible, notamment dans l’offre de formation. C’est de cette façon que l’on sera plus attractifs et donc plus compétitifs », a détaillé Patrick Lévy, président de l’université Joseph Fourrier.

Le futur président de l’Université Grenoble Alpes sera élu « fin 2015 », ont indiqué les dirigeants des trois universités, précisant que la nouvelle structure jouira « d’un lien renforcé avec la recherche ».

En 2012, le jury des projets Idex qui visait à faire émerger en France « des pôles pluridisciplinaires d’excellence d’enseignement supérieur et de recherche de rang mondial » avec à la clef des millions d’euros de dotations supplémentaires, avait pointé le manque « d’éléments forts de construction et de décision commune de rang mondial » du dossier grenoblois.

« Cet échec a été traumatisant. Nous nous sommes donnés les moyens de surmonter les divisions de l’époque pour arriver à ce résultat », a expliqué Patrick Lévy.

Depuis décembre 2014, les universités Stendhal, Pierre Mendès-France et Joseph Fourrier font partie d’une Communauté d’universités et établissements (ComUE) au sein de laquelle figure l’école d’ingénieurs Grenoble INP.

Au total, la ComUE Université Grenoble Alpes représente 50.000 étudiants.

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