L’université de Versailles-Saint-Quentin retrouve son autonomie budgétaire

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L’université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ) a annoncé jeudi avoir retrouvé son autonomie budgétaire, plus d’un an après avoir été placée sous la tutelle du rectorat en raison de graves difficultés financières.

Le recteur d’académie a annoncé cette levée de tutelle mardi, lors d’un conseil d’administration qui a approuvé le bilan financier 2014 de l’université, a annoncé l’UVSQ dans un communiqué.

« Nous leur avons rendu la main pour le budget », a confirmé le rectorat de Versailles à l’AFP, saluant une « collaboration très étroite » avec l’université.

Mauvaise gestion aggravée par le tournant de l’autonomie lancé par la loi relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU) de 2007, conjoncture défavorable: l’UVSQ, jeune et réputée, avait creusé un imposant déficit (5,2 millions d’euros en fonctionnement) au point d’échouer à boucler son budget 2014. L’université ne pouvait plus rémunérer seule ses professeurs ni payer encre ou papier, devenant le symbole des universités en difficulté.

En mars 2014, elle était officiellement passée sous la tutelle du rectorat. Celui-ci lui avait prêté 800.000 euros fin 2013, puis une deuxième « avance remboursable » de 2,6 millions d’euros.

Des comptes 2014 de l’université ressort une « nette amélioration » de ses finances, avec « un résultat positif de 4,6 millions d’euros » et un fonds de roulement à 6 millions d’euros, précise l’UVSQ, saluant « les efforts collectifs importants consentis par l’ensemble de la communauté universitaire ».

Postes gelés, cours amputés, coupes dans les budgets de fonctionnement des laboratoires et unités de formation… Le retour à l’équilibre, certes atteint plus rapidement que prévu, ne s’est pas fait sans sacrifices.

Depuis le début de l’année, laboratoires et unités respirent un peu avec 50% des crédits qu’elles demandaient, contre 25% l’an dernier, a expliqué l’UVSQ à l’AFP.

« Il faut être très prudents. On reste attentifs et on est toujours dans un plan de redressement lancé dès le mois de mai 2013 », a précisé l’université, qui dit disposer désormais de « meilleurs outils de pilotage pour maintenir le cap ».

« La crise n’a eu aucun impact en termes d’image, ni sur la recherche, ni sur les inscriptions en licence et en master », a-t-on assuré de même source.

Après les coupes drastiques, l’UVSQ, membre fondateur du projet de super-université Paris-Saclay, cherche désormais à développer ses ressources propres: apprentissage, formation continue, contrats de recherche ou encore mécénat.

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