Manuel Valls fustige « les attaques, la démagogie, l’outrance » de l’opposition

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Le Premier ministre Manuel Valls a fustigé mercredi « les attaques, la démagogie, l’outrance » de l’opposition, pourfendant dans un hémicycle électrisé ceux chez qui « la démagogie prend le pas sur la raison », dans une envolée à l’encontre d’une députée UMP qui interpellait le gouvernement sur l’affaire de pédophilie à Villefontaine, près de Lyon.

La députée, Marie-Louise Fort, s’adresse tout d’abord à la garde des Sceaux, Christiane Taubira, pour dénoncer « le laxisme de (sa) politique pénale » et demande quelles mesures l’administration compte prendre pour « que de tels dysfonctionnements ne se produisent plus jamais ».

Le visage de Manuel Valls se ferme, mâchoire serrée, visiblement impatient de répondre, et fait signe qu’il répondra à la députée.

Le ton est dans un premier temps calme. « L’affaire de Villefontaine a commencé en 2008 », lance le Premier ministre en déplorant, doigt accusateur en direction de la parlementaire, ceux chez qui « la démagogie prend le pas sur la raison ».

L’hémicycle s’échauffe.

« Si vous voulez un débat de ce type, plutôt qu’un débat sérieux, c’est-à-dire être digne, être à la hauteur de la colère des familles, de l’indignation des familles, de la marche blanche samedi plutôt que de chercher une nouvelle fois, comme vous l’avez fait, pendant toute la campagne (électorale), à chercher la polémique avec le gouvernement, la polémique avec la majorité, la polémique avec la garde des Sceaux, pour la salir comme certains ont voulu salir Mme Najat Vallaud Belkacem, alors, assez, ça suffit », a lancé le Premier ministre, remonté et offensif, au milieu des applaudissements debout de la majorité et des protestations de l’opposition.

« A chaque fois, a-t-il enchaîné, sur ces sujets-là, sur la sécurité, sur la délinquance, sur la justice, assez, et moi, je le dis, je le dis à toute la majorité, il ne faut plus se laisser faire par les attaques, par la démagogie, par l’outrance qui a été en permanence la vôtre ».

« Je n’accepterai plus, Madame la députée, que vous nous traîniez à chaque fois dans la boue sur des sujets suffisamment graves, la dignité des parents », a-t-il poursuivi en invitant la parlementaire à adopter « un autre ton, une autre manière d’aborder les problèmes, une autre manière de traiter un sujet aussi grave ».

« Nous, a-t-il lancé en conclusion, nous agirons avec la plus grande détermination, pas pour vous, mais pour les familles. »

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