Viols d’élèves par un directeur d’école: la mairie veut se constituer partie civile

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La mairie de Villefontaine (Isère), où exerçait le directeur d’école primaire accusé de viols sur plusieurs de ses élèves, a annoncé mercredi qu’elle entendait se constituer partie civile « à l’encontre de l’auteur des faits et de l’Éducation nationale », a-t-on appris auprès du maire de la ville.

« Nous considérons qu’une faute apparente a été commise dans le processus de nomination. Comment cet homme, condamné pour détention d’images pédopornographiques en 2008, a-t-il pu devenir directeur d’une école sept ans plus tard ? », s’interroge Raymond Feyssaguet, le maire de Villefontaine interrogé par l’AFP.

« Nous allons nous constituer partie civile dans cette affaire, à l’encontre de l’auteur des faits, mais aussi de l’Éducation Nationale si c’est juridiquement possible », a précisé l’élu à l’AFP.

Ce mercredi matin, plusieurs parents d’élèves de l’école iséroise concernée se sont réunis spontanément au sein du groupe scolaire pour de nouveau évoquer les faits et « s’organiser juridiquement », au lendemain d’une réunion dans l’établissement au cours de laquelle ils ont exprimé leur « colère ».

« Ils souhaitent savoir ce qui s’est passé et pourquoi cet homme a pû continuer à enseigner. Aujourd’hui, la colère a laissé place aux interrogations. Plusieurs questions restent en suspens », souligne Raymond Feyssaguet.

Cette constitution de partie civile est « ouverte à tous les parents qui le souhaiteront », « ceux des victimes comme ceux de la classe et de l’école qui ont des inquiétudes », a-t-il ajouté, précisant que la mairie assumera « l’effort financier relatif à cette constitution de partie civile ».

Neuf plaintes de parents d’élèves, correspondant à deux garçons et sept filles âgés de 6 à 7 ans, tous scolarisés dans la classe du directeur, ont à ce jour été enregistrées par la justice.

Selon Raymond Feyssaguet, la brigade de protection des mineurs va débuter l’audition d’autres enfants pour déterminer si d’autres victimes sont à déplorer dans la classe de 28 élèves pilotées par l’enseignant.

La municipalité a également décidé de mettre en place des groupes de parole, animés par un psychologue, au sein de la maison de quartier située à proximité du groupe scolaire, ainsi que la prise en charge du suivi psychologique de ceux qui en auront besoin.

Les enfants de la classe pilotée par l’enseignant vont de leur côté être dirigés « vers une autre classe, un autre décor », a conclu l’élu.

Le directeur de l’école, interpellé lundi et placé en garde à vue, a reconnu les faits. Il doit être présenté ce mercredi à un juge d’instruction à Grenoble en vue de sa mise en examen.

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