Suppression du menu de substitution à Chalon-sur-Saône: Robinet (UMP) ne comprend pas pourquoi l’UMP « s’engage sur ce terrain »

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Le député-maire (UMP) de Reims Arnaud Robinet a qualifié de « polémique stérile » la décision du maire UMP de Chalon-sur-Saône de supprimer le menu de substitution dans les cantines scolaires, et « ne comprend pas pourquoi » l’UMP « s’engage sur ce terrain ».

La décision du maire UMP de Chalon-sur-Saône, Gilles Platret, de supprimer le menu de substitution dans les cantines scolaires, au nom du « principe de laïcité », a été condamnée mardi jusqu’au gouvernement.

« Je trouve qu’on rentre encore dans un débat, une polémique assez stérile sur le sujet, et je le dis en toute sincérité et en toute franchise, je ne vois pas pourquoi ma famille politique s’engage sur ce terrain », a déclaré M. Robinet sur LCP.

« Je ne me vois pas en tant que maire de Reims empêcher des gens de manger parce qu’ils ne mangent pas de porc et qu’ils ne peuvent pas manger cette viande. Ce n’est pas du communautarisme, des repas halal, casher ou autres, c’est une possibilité de manger autre chose que le plat principal qui est proposé », a également déclaré le député de la Marne, qui avait soutenu François Fillon lors de l’élection interne de l’UMP en 2012.

Pour le N.3 de l’UMP Laurent Wauquiez, au contraire, « cette question pose la question de la place du communautarisme dans la République. Notre conviction, et elle est différente de la gauche, est que dans le prolongement de ce qu’on a connu, les problématiques du terrorisme, du sentiment au fond que le communautarisme gagne sur la République, il ne faut rien lâcher sur ces questions ».

« Ce qu’on envoie comme message, c’est l’école de la République. Et le meilleur accueil est qu’on s’adapte à la République, ce n’est pas la République qui s’adapte. Et pour la suite, on a la possibilité d’aller dans une école confessionnelle », a dit le député de Haute-Loire sur RTL.

Sur TF1 mardi soir, Nicolas Sarkozy s’est montré favorable à l’interdiction du voile islamique à l’université et « opposé aux repas de substitution » dans les cantines scolaires.

A gauche, le président du groupe PS à l’Assemblée, Bruno Le Roux, s’est dit « très choqué par cette psychose que l’on entretient, que Nicolas Sarkozy entretient quand il soutient le maire de Chalons ». Le secrétaire national du Parti communiste, Pierre Laurent, a parlé de « provocation scandaleuse », de « tentative misérable de courir après le Front National ». « Les menus de substitution existent depuis 31 ans », a-t-il fait valoir.

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