Réforme du collège: premier tour de table entre le ministère et les syndicats

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Les organisations syndicales ont été reçues mardi soir au ministère de l’Éducation pour l’ouverture des discussions sur la réforme du collège, dont les grandes lignes ont été annoncées par Najat Vallaud-Belkacem il y a une semaine.

Plusieurs syndicats ont jugé trop faible le nombre d’heures prévues pour la deuxième langue vivante (LV2), dont il est prévu d’anticiper l’enseignement d’un an, en cinquième, avec deux heures par semaine en 5e, 4e et 3, au lieu de trois heures actuellement en 4e et 3e.

« Ils ont admis que, pour commencer une langue vivante, c’était faible », selon Frédérique Rolet, secrétaire générale du Snes-FSU, premier syndicat du secondaire.

« Il y a une grande unité d’appréciation pour dire que deux heures hebdomadaires pour une langue vivante, c’est beaucoup trop peu », a aussi indiqué Christian Chevalier, secrétaire général du SE-Unsa, deuxième syndicat de l’éducation.

Le Snes-FSU a demandé qu’on ne « tue pas la diversité linguistique », craignant qu’avec la suppression des classes européennes et bi-langues (deux langues dès la 6e) on ne « renforce la suprématie de l’anglais et de l’espagnol » au détriment de « l’allemand déjà en difficulté ».

Sur les langues anciennes, latin et grec, les analyses divergent. Le Snes est « inquiet » d’une suppression de ces options au profit d’un enseignement pratique interdisciplinaire (EPI) « avec un horaire forcément très faible ».

Pour défendre ces enseignements, des professeurs ont déjà lancé une campagne sur Twitter avec les slogans « #jesuislatiniste » ou « #je suishelleniste ».

« Il n’y a pas de raison de s’inquiéter », estime en revanche le SE-Unsa. « Il n’y a pas de disparition, par contre, il y a des modalités nouvelles, on a besoin de clarifications ».

Le Snes-FSU comme le SE-Unsa sont partisans de réduire à six au lieu de huit le nombre de thèmes prévus pour les EPI.

Pour ces EPI, « il y a beaucoup d’interrogations sur la façon dont ça va se passer, qui va choisir comment les élèves seront repartis, quelle concertation pour les enseignants », a précisé Mme Rolet.

De son côté, le Snalc avait annoncé, avant cette première réunion, qu’il jugeait les bases d’entrée en discussion « inacceptables », marquant selon lui « le démantèlement de la logique des disciplines ». Il envisageait dans son communiqué un possible « mouvement national de grande ampleur ».

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