Haute-Vienne: une classe déménagée « par précaution » à cause du radon radioactif

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Les 42 élèves d’une école primaire de Saint-Symphorien-sur-Couze, en Haute-Vienne, ont dû déménager lundi « par précaution » pour suivre la classe dans une école à Saint-Pardoux, à 3 kilomètres de là, en raison d’un taux élevé de radon, gaz radioactif d’origine naturelle, dans leur établissement.

Dans une des salles de classe de l’école, plus de 1.000 becquerels par mètre cube –soit largement plus que le seuil de 400 bq/m3 recommandé par l’Agence régionale de Santé–, ont été relevés lors de mesures réalisées sur trois mois cet hiver à la demande de la commune, dans le cadre d’une étude commandée par l’Education Nationale.

L’ARS a mentionné « un dépassement des seuils (…) dans les salles de classe (…) et dans la salle des fêtes » de la commune d’environ 250 habitants.

L’ARS précise que la fermeture de l’école relève « du principe de précaution » et qu’il « n’y a pas de risque particulier pour la santé » des enfants, mais que cette fermeture servira surtout « à faire une expertise plus poussée et à mettre en oeuvre les travaux nécessaires, sereinement ».

Le radon est un gaz issu de la désintégration de l’uranium et du radium présents dans la couche terrestre. Il est présent naturellement dans le Nord de la Haute-Vienne, où l’ex-Cogema (aujourd’hui propriété d’Areva) a longtemps exploité l’uranium.

Areva a souligné auprès de l’AFP que ce cas de présence de radon n’avait « rien à voir avec l’ancienne exploitation minière » et que le groupe n’avait « pas été sollicité par l’administration pour intervenir sur ce dossier ».

Le maire de Saint-Symphorien, William Bayle, a indiqué que « de nouvelles mesures auront lieu tout au long de la semaine, qui déboucheront sur des préconisations d’aménagements ». Les travaux pourraient débuter sous « huit jours », selon lui.

Ces aménagements, a expliqué l’élu, « vont consister essentiellement en des travaux de ventilation, de mise en place d’extractions d’air, car c’est le manque de ventilation et l’isolation à outrance des bâtiments qui empêche le radon de s’évacuer naturellement, notamment en hiver lorsque les fenêtres sont fermées ».

Confiant, le maire estime que l’école devrait rouvrir « avant les vacances d’été ».

Le radon, un des agents responsables du cancer du poumon (quoique loin derrière le tabagisme), représente le tiers de l’exposition moyenne de la population française aux rayonnements ionisants.

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