Le pluriel des noms composés, bête noire des Français

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Le français, une langue compliquée? Oui, s’exclament près de trois quarts des Français qui, s’ils s’estiment bons en orthographe, butent sur quelques difficultés comme le pluriel des noms composés, selon une enquête publiée jeudi.

73% des personnes interrogées considèrent le français comme une langue difficile, indique cette enquête de Mediaprism pour Le Point, à l’occasion de la sortie d’un hors-série. C’est surtout la conjugaison (36%) et la grammaire (37%) qui posent problème.

Mais si trois Français sur quatre se disent bons en orthographe, près d’un Français sur deux (47%) avoue commettre tout le temps les mêmes fautes. Et quand il s’agit d’écrire au pluriel les noms composés, les Français ont des sueurs froides… 63% rencontrent alors des difficultés.

« Pourtant depuis la réforme de l’orthographe, c’est facile! Quand on a un nom composé du type verbe plus nom, au singulier on ne met pas de s et au pluriel on en met un! » commente Bénédicte Gaillard, lexicologue auteure de 100 jours pour ne plus faire de fautes (Editions de l’opportun).

La différence entre le futur et le conditionnel, le pluriel des chiffres, l’accord du participe passé sont perçus comme autant d’obstacles.

Et s’ils sont relativement indulgents, près de la moitié des Français se hérissent à la vue du mauvais auxiliaire (être ou avoir) devant le participe passé.

Les fautes d’orthographe dans les médias les choquent également, en particulier dans les journaux, où elles dérangent 57% des Français.

86% d’entre eux s’accordent sur le fait que les nouvelles technologies favorisent les fautes d’orthographe, et 4 Français sur 10 s’agacent quand ils reçoivent un mail ou un courrier avec des fautes.

La quasi-totalité des personnes interrogées pensent d’ailleurs que le niveau d’orthographe des Français baisse et qu’il s’agit d’un problème auquel l’éducation doit s’attaquer en priorité.

Pour Bénédicte Gaillard, « le plus compliqué c’est l’accord du participe passé des verbes pronominaux ». Mais, assure-t-elle, « un peu de réflexion et ça devient une habitude ».

Enquête réalisée en ligne du 30 janvier au 2 février auprès d’un échantillon représentatif de 1.203 personnes âgées de 18 ans ou plus.

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