La France et le Québec trouvent un accord sur les étudiants français au Québec

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Les Premiers ministres français et québécois, Manuel Valls et Philippe Couillard, ont signé vendredi plusieurs accords bilatéraux, dont un sur la « mobilité étudiante » concernant les frais de scolarité des jeunes Français au Québec, a-t-on appris à Matignon.

Cet accord ou « entente », fruit de longues négociations, stipule notamment que les étudiants français actuellement en cours de scolarité au Québec continueront de bénéficier d’un tarif privilégié, tandis que les étudiants français appelés à s’inscrire en première année d’université à la prochaine rentrée bénéficieront d’un tarif moins avantageux, intermédiaire entre celui dont bénéficient les étudiants québécois et celui qui est réservé aux étudiants internationaux, a-t-on expliqué dans l’entourage de Manuel Valls.

Jusqu’à présent, les Français inscrits dans les universités québécoises bénéficiaient d’une exemption leur permettant de payer les mêmes frais de scolarité que les étudiants québécois. Élu en avril dernier, le gouvernement libéral de M. Couillard, engagé dans une pointilleuse chasse aux économies, a décidé mi-février de faire payer aux étudiants français du premier cycle des droits trois fois plus élevés, soit dorénavant 6.550 dollars par an (4.600 euros).

Manuel Valls s’est félicité de l’accord conclu avec son homologue québécois. « Même si la réalité budgétaire s’impose à nos deux gouvernements, a-t-il dit, personne ne peut le nier, cet accord affirme la spécificité des Français dans le dispositif québécois. Nos jeunes compatriotes, si nombreux, pourront donc bénéficier de ces dispositifs particuliers ».

Une déclaration d’intention sur la mise en place d’un Institut maritime France-Québec, sorte de réseau d’échanges d’experts et spécialistes en océanographie et questions maritimes, a également été signée par les deux Premiers ministres, a-t-on précisé.

Manuel Valls s’est félicité aussi du rôle de « leadership » du Premier ministre québécois dans la préparation de la conférence internationale sur le climat, en décembre à Paris.

« Il y a en matière de sécurité et aussi (dans) la manière dont on vit ensemble, dont on traite de la diversité, dont on mène aussi la lutte contre la radicalisation une expertise québécoise qui peut-être particulièrement utile », a souligné également le Premier ministre devant la presse.

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