Fioraso démissionne du gouvernement pour « raisons de santé », Vallaud-Belkacem reprend ses fonctions (Elysée)

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La secrétaire d’État à l’Enseignement supérieur et à la Recherche, Geneviève Fioraso, a présenté sa démission du gouvernement pour « raisons de santé », a annoncé jeudi l’Élysée dans un communiqué.

Le président François Hollande, sur proposition du Premier ministre, Manuel Valls, « a chargé Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, d’assurer les fonctions jusque-là exercées par Mme Fioraso ».

Dans le communiqué, le chef de l’État « adresse ses voeux de rétablissement » à Mme Fioraso et la « remercie pour l’action accomplie au service de l’excellence de la recherche française et de la modernisation de l’enseignement supérieur ».

Dans un entretien accordé au site du Dauphiné Libéré jeudi, Geneviève Fioraso explique que son « état de santé est incompatible avec la fonction de ministre ». « Je ne peux pas à la fois me soigner, ce qui demande de l’énergie, et exercer mon activité », ajoute-t-elle, qualifiant de « crève-coeur » sa décision de quitter le gouvernement.

La loi prévoit que Geneviève Fioraso, 60 ans, retrouve son siège de députée de l’Isère dans un délai d’un mois. Son suppléant, Olivier Véran (PS), doit ainsi pouvoir, à partir du 31 mars et pour quelques jours dans l’hémicycle, défendre le projet de loi santé en première lecture, dont il est un des rapporteurs.

L’actuel député, médecin de profession et membre de la commission des Affaires sociales, s’est beaucoup investi dans la préparation de l’examen de ce texte.

A moins que la secrétaire d’État ne démissionne également de son mandat de député, ce qui provoquerait une législative partielle dans la 1ère circonscription de l’Isère, celle anciennement d’Alain Carignon (UMP). Mme Fioraso l’avait ravie à la droite en 2007.

En trois ans passés au gouvernement, elle laisse entre autres une loi du 22 juillet 2013 portant son nom, lance les regroupements universitaires. Elle a fait voter une loi sur l’encadrement des stages (du 10 juillet 2014), un cadre pour la recherche sur l’embryon et les cellules souches (loi du 6 août 2013).

Le Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales (Gifas) a salué l’action de la secrétaire d’État, qui a fait preuve d' »inspiration, de passion et de pragmatisme ». Son action « déterminante » a permis de « sauver l’autonomie européenne d’accès à l’espace » avec, notamment, la décision de construire Ariane 6, est-il souligné dans le communiqué du Gifas.

Le président du CNES (Centre national d’Etudes spatiales), Jean-Yves Le Gall, a également rendu hommage à « la détermination et la simplicité » avec laquelle Mme Fioraso a assumé ses fonctions gouvernementales, notamment dans le domaine de l’espace.

Mme Fioraso « a fait un travail considérable en fédérant d’abord une équipe de France », réunissant les différents acteurs du spatial autour de la future Ariane 6. « Puis elle a réalisé un travail d’orfèvre en gagnant le soutien des autres pays européens et en parvenant à convaincre l’Allemagne », a-t-il déclaré à l’AFP, estimant que sa décision de démissionner était « courageuse ».

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